Dans une allocution officielle mercredi soir, Le président français a annoncé vouloir trouver des "compromis" pour gouverner avec ses adversaires politiques.

Après le temps de la réflexion, et des consultations, Emmanuel Macron sort du silence. Le président de la République s'est exprimé mercredi soir lors des journaux télévisés de 20h.

Malmené lors des élections législatives, qui l'ont vu perdre sa majorité absolue à l'Assemblée nationale, le chef de l'État l'a dit: après ces législatives, personne ne peut gouverner seul. Pas même lui, qui dispose pourtant de la première force politique du pays. Surtout, personne ne peut "pas ignorer la forte abstention", supérieure à 50%.

Après avoir "félicité les parlementaires" sortis victorieux, il a confirmé avoir évoqué le concept de gouvernement d'unité nationale avec certains partis. Pour autant, il rejette cette idée. Le président a donc esquissé sa volonté de poursuivre le "dépassement politique""Je crois qu'il est possible de trouver une majorité plus large et plus claire pour agir" a-t-il expliqué, rappelant qu'il voulait rester fidèle au programme qui a permis sa réélection en avril. Il s'engage également à ne pas augmenter les impôts.

Pour ne pas paralyser le pays, sans majorité à l'Assemblée, il a redirigé sur les différentes formations politiques la responsabilité de "dire en toute transparence jusqu'où ils sont prêts à aller". En leur montrant notamment sa bonne volonté sur les sujets qui ont fait la campagne présidentielle et les législatives: "Dès cet été, il nous faudra prendre des mesures d'urgence pour le pays et votre quotidien." Le pouvoir d'achat, le plein emploi, le climat et la santé par exemple. Le vote du budget de l'État fait aussi partie de ses priorités, sous peine de blocage.

Il a précisé que "nous commencerons à bâtir cette méthode et cette configuration nouvelle" à son retour du sommet européen de jeudi et vendredi à Bruxelles.