Le Portugal est confronté depuis un mois à une hausse du nombre de nouveaux cas de Covid-19, en particulier à Lisbonne.

Le président Marcelo Rebelo de Sousa a cependant écarté dimanche avec véhémence un éventuel rétablissement des restrictions imposées cet hiver.

"Nous ne reviendrons pas en arrière. La question n'est pas de savoir si on peut ou si on doit, cela ne se fera pas. Pas avec moi", a déclaré le chef de l'Etat, un conservateur qui n'a pas de pouvoirs exécutifs mais dont l'influence pèse sur les décisions du gouvernement socialiste d'Antonio Costa.

"Ce qui justifie certaines précautions sanitaires c'est d'abord le nombre de morts. Ensuite, éviter une pression insupportable sur le service national de santé", a fait valoir M. Rebelo de Sousa, en soulignant aussi les progrès de la campagne de vaccination.

Avec une population d'environ 10 millions d'habitants, le Portugal comptait jusqu'à dimanche dernier près de 4 millions de personnes (39%) ayant reçu une dose de vaccin anti-Covid et 2,3 millions de personnes (23%) ayant fait une vaccination complète.

Selon le bilan publié ce dimanche par l'autorité sanitaire portugaise, le nombre de personnes hospitalisées a augmenté à 325 patients, ce qui correspond au plus haut niveau depuis fin avril, mais c'est nettement moins que le pic de presque 6.900 malades atteint début février.

Cette semaine, le Portugal a été le pays de l'Union européenne où le nombre de nouveaux cas à le plus augmenté par rapport aux sept jours précédents (+23%), d'après les données recueillies par l'AFP auprès des autorités nationales.

En moyenne glissante sur sept jours, le nombre de nouveaux cas a quasiment doublé en un mois, dépassant actuellement les 670 contagions quotidiennes.

Le déconfinement progressif entamé à la mi-mars a franchi une nouvelle étape la semaine dernière dans la plupart du pays mais pas dans la région de Lisbonne, qui représentait à elle seule plus de la moitié des quelque 700 cas enregistrés dimanche.