Du 27 janvier au 1er mars, les résidents belges ne pourront se déplacer à l'étranger qu'en cas de motif "essentiel". Les résidents des zones frontalières pourront-ils faire leurs courses dans un pays voisin?

De nombreux résidents belges ont interpellé nos confrères de RTL.be concernant l'interdiction des voyages non-essentiels.

Annoncée par le Premier ministre cette semaine, cette nouvelle restriction doit durer cinq semaines, du 27 janvier au 1er mars. Mais les résidents des zones frontalières, habitués à passer d'un pays à l'autre, pourront-ils faire leurs courses derrière la frontière?

Petra De Sutter, Vice-première ministre, en charge des Entreprises publiques et de la Fonction publique , a répondu à cette question sur le plateau de "C'est pas tous les jours dimanche", une émission de RTL Belgique: "Si on habite dans les régions frontalières, oui. Si on l'habitude de faire ses courses de l'autre côté de la frontière, il n'y a pas de souci" a-t-elle expliqué. "Si bien sûr, on vient de l'autre côté de la Belgique pour aller en France, ce ne serait pas essentiel. Il faut bien regarder ce qui est possible ou non. On n'a pas voulu rendre la vie plus difficile pour les gens qui vivent vraiment dans les communes frontalières, les zones frontalières."

Reste alors à déterminer ce qui peut être considéré comme une région frontalière. Y a-t-il un kilométrage précis à respecter? Une liste des communes? La Vice-première ministre a confié que la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden était en train de rédiger un arrêté ministériel à ce sujet. "Il faudra attendre ça et être un peu pragmatique. Par exemple, j'ai compris que toute la région germanophone, la Ostbelgien, s'oriente très fortement vers l'Allemagne puisqu'ils ont l'habitude d'aller y faire leurs courses, d'aller chez le médecin, etc. En Allemagne, ce sera parfaitement possible. Mais par exemple, aller de Gand en France (soit plus de 60 km, ndlr), ce ne sera pas possible."