Les voyages touristiques seront-ils possibles lors des prochaines vacances? Le Premier ministre belge aimerait les interdire "temporairement" lors des vacances de Carnaval, en février.

Alexander de Croo, Premier ministre belge, va défendre une idée qui ne va pas plaire à beaucoup de monde aujourd'hui au sommet européen: interdire les voyages non-essentiels lors des vacances de Carnaval, en février.

Invité du journal de la RTBF mercredi soir, le Premier ministre s'est montré fataliste et prudent vis-à-vis de la situation sanitaire, stable mais encore précaire. "En Belgique on est à un niveau stable d'infection mais qui reste élevé."

Alors qu'il prendra part à un sommet européen ce jeudi, Alexander de Croo va demander à suspendre tous les voyages non-essentiels lors des prochaines vacances. "Je vais mettre sur la table le fait que les voyages non-essentiels, donc le tourisme, les loisirs, soit temporairement interdit pendant la période des vacances de Carnaval" a-t-il annoncé mercredi. "On voit que le tourisme, pendant les fêtes de Noël, on avait demandé à ne pas voyager mais on a vu que 160.000 personnes ont voyagé... On voit que ça représente un certain risque" avance-t-il pour justifier la position de la Belgique.

Le Premier ministre a toutefois voulu nuancer son propos: tous les voyages et déplacements ne seront pas interdits. "Il faut être clair. Ça ne veut pas dire qu'on ferme les frontières. Ça ne veut pas dire que les transfrontaliers ne peuvent pas aller travailler. Ça ne veut pas dire que le commerce ne peut pas avoir lieu. Les voyages essentiels doivent continuer à avoir lieu. Mais les voyages qui ne sont pas essentiels, dont on peut se passer maintenant, comme le tourisme... Là, clairement, on ne peut plus prendre ce risque là."

En cas d'interdiction temporaire, les voyageurs sans motif "essentiel" seront-ils sanctionnés? "Je pense que c'est la seule manière de le faire. Dans la situation actuelle, il suffit d'une petite étincelle et ça s'enflamme de nouveau."

Lundi, le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel s'était notamment entretenu avec lui pour lui rappeler que le Luxembourg tenait à garder les frontières ouvertes.