Alors qu'il avait été contrôlé lors du premier confinement, il vient de recevoir son amende.

"J'ai été condamné parce que je ne portais pas de jogging". Le journaliste Etienne Girard dénonce l'amende qu'il a reçue pour non-respect du confinement lors du premier confinement dans l'hebdomadaire français Marianne. Près de huit mois après "les faits", il a finalement reçu la fameuse amende et appelle "ceux qui ont été sanctionnés sous des prétextes fallacieux" à témoigner.

Selon nos confrères de franceinfo, ce journaliste était sorti prendre l'air avec sa compagne le 22 mars, en plein premier confinement. En croisant une policière, celle-ci leur demande leurs papiers. Après avoir tendu son attestation, l'agente de police lui rétorque qu'il n'était pas en tenue de jogging alors que lors d'une allocution, Christophe Castaner, encore ministre de l'Intérieur à l'époque, avait bien confirmé que les citoyens pourraient "prendre l'air".

La policière demande finalement de voir les papiers d'identité du couple avant de les remercier et de leur recommander de circuler et de rentrer chez eux.

135 + 31 EUROS

Mercredi 18 novembre, pratiquement huit mois après avoir été contrôlé, le journaliste reçoit enfin le verdict. En ouvrant l'enveloppe, il apprend que par une ordonnance pénale du 8 septembre 2020, il a été "reconnu coupable de déplacement hors du domicile interdit dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus covid-19". Le tout pour 135 euros d'amende sans oublier 31 euros de "droit fixe de procédure", ce qu'il conteste sans tarder.

En parallèle, il lance un appel à témoins sur le site de Marianne. Le journaliste a ainsi reçu plus d'une centaine de témoignages en 24 heures et les messages continuent d'arriver dans sa boîte de réception.

Il explique que la plupart des personnes verbalisées n'ont même pas été avisées qu'elles étaient en infraction. Parmi les témoignages reçus, certaines personnes attendent toujours une réponse de l'administration, parfois plus de six mois après leur contestation. Le journaliste souhaite publier un nouvel article dans ce contexte et "aller au bout de sa démarche" tout en confirmant vouloir aller en appel si sa contestation n'est pas acceptée.

Si vous avez vécu ce genre de situation et que vous souhaitez témoigner, n'hésitez pas à envoyer un e-mail au journaliste.