Voici les principaux points de l'interview télévisée sur TF1 et France 2 du président de la République.

RELANCE: 100 MILLIARDS SUPPLÉMENTAIRES

Le plan de relance de l'économie française représentera "au moins 100 milliards d'euros", en plus des 460 milliards déjà engagés en mesures sectorielles et de soutien à l'économie depuis le début de l'épidémie, a annoncé Emmanuel Macron.

"On met avec ce plan de relance, en plus de cet argent déjà mis, au moins 100 milliards pour faire la relance industrielle, écologique, locale, culturelle et éducative. Je suis convaincu qu'on peut bâtir un pays différent d'ici à dix ans".

LES JEUNES, "PRIORITÉ" DE LA RELANCE

Le gouvernement va mettre en place un "dispositif exceptionnel d'exonération des charges pour les jeunes" afin de favoriser l'embauche de salariés à "faibles qualifications, jusqu'à 1,6 Smic". Ce dispositif, destiné à faire de la jeunesse "la priorité de cette relance", est "exceptionnel parce qu'il durera un à deux ans".

M. Macron a également annoncé la création de 300.000 contrats d'insertion et de 100.000 places supplémentaires en service civique.

MASQUES EN LIEUX "CLOS"

Le président a souhaité que le port du masque soit "obligatoire dans tous les lieux publics clos" à partir du 1er août, suggérant aux Français de "porter le masque au maximum quand ils sont dehors et, a fortiori, quand ils sont dans un lieu clos", parce que "nous avons des signes que (l'épidémie) repart quand même un peu".

LA FRANCE SERA "PRÊTE"

"Nous serons prêts" en cas de "recrudescence" de l'épidémie avec des "stocks et des approvisionnements sécurisés", a assuré le chef de l'Etat.

La France figurera "parmi les premiers pays" à bénéficier d'un vaccin contre le coronavirus mais il serait "absurde" de faire du "nationalisme sanitaire" en la matière.

RENTRÉE SCOLAIRE "QUASI NORMALE" 

La rentrée des 12 millions d'élèves français en septembre sera "quasi normale", a affirmé Emmanuel Macron, insistant sur le besoin de soutenir "les enfants qui ont le plus souffert du confinement". Mais "s'il y avait une accélération (du virus) pendant le mois d'août, on sera amené à revoir cette rentrée".

REFORME DES RETRAITES 

"Nous ne ferons pas l'économie d'une réforme de notre système de retraite, pour qu'il soit viable". Néanmoins, cette réforme "ne peut pas se faire comme elle était emmanchée avant la crise du Covid".

PAS DE HAUSSE D'IMPÔTS

"Il y a une trajectoire fiscale qui a été décidée, votée par la représentation nationale, c'est celle qui sera tenue". "On ne résout pas une crise comme celle-ci en augmentant les impôts".

Emmanuel Macron a appelé à une "modération des dividendes" de la part des entreprises ayant demandé à leurs employés de diminuer leurs salaires. "Si on dit aux salariés de faire un effort, l'actionnaire doit faire un effort aussi".

LA FRANCE "A PEUR"

Emmanuel Macron a estimé que la France "au fond a peur" et regretté "une crise de confiance", tout en reconnaissant être l'objet "d'une détestation" alimentée parfois par ses propres "maladresses". "Les gens se sont mis à détester ce président qui voudrait tout réformer pour que ce ne soit que les meilleurs qui puissent réussir", "ça n'est pas mon projet mais le jeu des maladresses, parfois des phrases sorties de leur contexte".

INSCRIRE "VITE" LE CLIMAT DANS LA CONSTITUTION

Emmanuel Macron a souhaité inscrire "le plus vite possible" la lutte contre le réchauffement climatique dans la Constitution, demande formulée par la Convention citoyenne sur le climat. Mais "il faut d'abord qu'il y ait un vote par l'Assemblée puis le Sénat dans des termes conformes (...). A ce moment-là, il peut y avoir ou un congrès ou un référendum".

Emmanuel Macron veut lancer "un grand programme de rénovation" énergétique, à destination des écoles et des Ehpad.

Il a aussi souhaité "redévelopper le fret ferroviaire massivement", les trains de nuit, et les petites lignes de train, "parce que tout ça permet de faire des économies, permet de réduire nos émissions" polluantes.