L'ONU a qualifié la pandémie au coronavirus de pire crise à laquelle l'humanité ait été confrontée depuis 1945.

Le président des Etats-Unis Donald Trump a demandé à ses concitoyens de se préparer, à l'instar de l'Europe, à des semaines "très, très douloureuses" face à la pandémie de coronavirus.

Après avoir initialement balayé les risques qu'encourt son pays, Donald Trump a mis en garde mardi, d'un ton grave, ses compatriotes: "Je veux que chaque Américain soit prêt pour les jours difficiles qui nous attendent". "Ce seront deux semaines très, très douloureuses."

Son homologue brésilien Jair Bolsonaro, qui avait lui aussi minimisé la pandémie en la qualifiant de "grippette", a lui aussi fait marche arrière et l'a qualifiée de "plus grand défi de notre génération".

Le chef des Nations unies, Antonio Guterres, de noter que la Terre vivait sa "pire crise mondiale depuis que l'ONU a été fondée" il y a 75 ans. C'est, a-t-il dit, "la combinaison d'une maladie menaçante pour tout le monde et d'un impact économique conduisant à une récession sans précédent dans un passé récent".

L'inquiétude monte également en Grande-Bretagne. Le Royaume-Uni a enregistré 381 morts supplémentaires en une journée, un record marquant une accélération de la pandémie et portant son bilan à 1.789 morts dans le pays.

En Chine, alors que confinement est progressivement levé à Wuhan, berceau de la pandémie, les premiers pas en plein air des habitants sont consacrés à déposer sur les tombes de pierre les urnes contenant les cendres de leurs proches.

Ailleurs, on guette fébrilement le pic du taux de mortalité, annonciateur d'un reflux et d'un désengorgement des services de réanimation.