Le Luxembourgeois participait vendredi à son dernier point presse en tant que Président de la Commission européenne.

Jean-Claude Juncker a participé vendredi à son dernier point presse en tant que Président de la Commission européenne.

Après près d'une heure d'échanges avec les journalistes, le Luxembourgeois s'est excusé en lâchant une petite phrase dont il a le secret: "Je dois m'arrêter, j'ai faim."

Une intervention qui a beaucoup fait rire l'assemblée qui l'a abondamment applaudi avant la photo officielle et son départ de la salle. Littéralement le "mot de la faim".

Avant cette dernière boutade, le président de la Commission est longuement revenue sur sa relation avec la presse, pour laquelle il dit avoir un grand respect. "Je ne compte plus les rendez-vous tellement ils sont nombreux" a-t-il lancé, avant de sourire et de justement égrainer quelques chiffres.

Une presse qui le lui a bien rendu lors de cette conférence, une fois venu le moment des questions: "Personne, récemment, n'a été plus impliqué dans la construction de l'Europe que vous. Vous garderez une importante place dans son Histoire. Au nom de tous les journalistes européens, merci M. Juncker." S'en est suivie une salve d'applaudissements particulièrement nourrie, à laquelle le Luxembourgeois a répondu: "Merci, mais ce n'était pas une question. C'était une description !", déclenchant une fois de plus l'hilarité dans la salle.

Malgré cette bonne ambiance et cette légèreté de fin de mandat, l'ancien Premier ministre s'est dit "heureux" de quitter son poste. "Parce qu'être président de la Commission, ce n'est pas facile. Quelqu'un m'a offert un livre il y a deux ans, qui s'intitule: les métiers les plus difficiles au monde. Je me suis dit "voilà, c'est le poste de secrétaire de l'ONU". Et puis en feuilletant, j'ai découvert que c'était le poste de président de la Commission." Mais voilà, Jean-Claude Juncler ne souhaite pas être "l'homme des adieux": "Il m'arrive de pleurer, j'ai même déjà beaucoup pleuré... Et ça suffit!" Plutôt qu'un adieu, souhaitons lui donc bon vent.

© KENZO TRIBOUILLARD / AFP