La préfecture de Paris a préféré annuler une manifestation en raison de "violence trop élevée" dans les rues.

"Ca va péter, ça va péter", "On est là même si Macron il veut pas", "Joyeux anniversaire" chantaient des manifestants Porte de Champerret, à Paris. Vers 10H00, quelques dizaines de "gilets jaunes" ont investi à pied le périphérique voisin, entraînant immédiatement une intervention de forces de l'ordre et un reflux tout aussi rapide des manifestants.

Porte de Champerret, départ d'une manifestation autorisée, les forces de l'ordre ont a plusieurs reprises usé de gaz lacrymogène pour disperser en vain quelques centaines de manifestants.

Idem place d'Italie, rive gauche, point de départ d'une seconde manifestation, la police a délogé à coups de grenades lacrymogènes un petit groupe qui avait incendié des palettes en bois.

A Paris, un premier bilan de la préfecture de police faisait état à 10H50 de plus d'un millier de contrôles et de 24 interpellations.

Annulation de la manifestation

La préfecture de police de Paris a demandé samedi "l'annulation" d'une manifestation de "gilets jaunes" prévue au départ de la place d'Italie, en raison "des exactions et des violences commises", a-t-elle annoncé à l'AFP.

Cette manifestation devait partir à 14H00 de la place d'Italie en direction de la place Franz Liszt, vers la Gare du Nord. "Au vu des exactions et des violences commises, le préfet de Police a demandé l'annulation de la manifestation (...)", selon un tweet de la préfecture de police de Paris.

Voitures retournées ou incendiées, jets de pavés et feux de poubelles: la place d'Italie, dans le sud de Paris, était samedi en début d'après-midi le théâtre de flambées de violence sporadiques, rapidement noyées sous un déluge de lacrymogènes, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Les pompiers, qui avaient été empêchés un temps d'approcher notamment un engin de chantier en feu sur cette place, ont pu intervenir.

"Nasse à place d'Italie, impossible de partir, manifestation déclarée annulée à la dernière minute" a tweeté Priscillia Ludoski, figure du mouvement des "gilets jaunes" et co-organisatrice de cette manifestation qui avait été déclarée à la préfecture de police, et autorisée.

A 14H00, la préfecture de police de Paris faisait état de 46 interpellations.

Les "gilets jaunes" fêtent samedi le premier anniversaire de leur mouvement, initié le 17 novembre 2018 pour protester contre une taxe sur les carburants.