Le "poumon de la planète" est en proie aux flammes depuis le début de mois de juillet.

Les incendies ont débuté au début du mois de juillet mais il a fallu attendre que la ville de Sao Paolo soit plongée dans le noir pour que les médias du monde entier réagissent.

Lundi, la mégalopole brésilienne a été envahie par des nuages de fumée provenant d'incendies en cours dans les Etats d'Amazonas et de Rondonia, qui se situent à quelques 2.700 km l'un de l'autre.

Une des premières zones touchées a été celle d'une réserve naturelle à la frontière bolivienne. D'après les médias sud-américains, près de 1.000 hectares seraient partis en fumée.

Approximativement deux semaines plus tard, l'Etat d'Amazonas a déclaré l'état d'urgence suite à plusieurs incendies qui se sont déclarés dans la région.

Le 13 août, un chercheur de la Nasa a publié des photos satellites des dégagement de fumée provoqués par les incendies en question. D'après lui, ils couvraient alors près de 1,2 millions de km2 de superficie.

D'après Le Figaro, ces incendies seraient liés à une méthode appelée le défrichement par brûlis qui transforme les forêts en zone cultivable ou d'élevage. Une pratique qui est interdite pendant la période sèche de l'année qui s'achève dans deux mois.

Au Brésil, les internautes pointent leur président climato-sceptique du doigt et l'accusent de ne rien faire pour arrêter ces feux de forêts. Et pour cause, selon l'INPE la déforestation a quadruplé au mois de juillet par rapport à l'année précédente.

BOLSONARO INSINUE QUE DES ONG SONT RESPONSABLES

Le président brésilien Jair Bolsonaro a insinué mercredi que des ONG pourraient avoir provoqué les feux qui affectent actuellement l'Amazonie afin d'"attirer l'attention" sur la suspension par Brasilia des subventions à la préservation du "poumon de la planète".

"Il pourrait s'agir, oui, il pourrait, mais je ne l'affirme pas, d'actions criminelles de ces ONGéistes pour attirer l'attention contre ma personne, contre le gouvernement brésilien. C'est la guerre à laquelle nous sommes confrontés", a lancé le chef de l'Etat devant des journalistes à la sortie de sa résidence officielle à Brasilia.

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