La nouvelle a créé le buzz sur les réseaux sociaux du pays, provoquant un tollé de la part de citoyens inquiets.

30 personnes ont été arrêtées alors qu'elles participaient à un cours de yoga dans une résidence privée dans la ville de Gorgan (nord de l'Iran). Ces personnes étaient en détention pendant plusieurs heures au même endroit.

Ce qui leur est reproché est d'avoir participé à un cours "mixte", en d'autres mots où femmes et hommes s'entraînent en même temps, dans la même salle.

D'après les propos d'un officier de justice local, l'instructeur, qui a également été arrêté, ne possédait pas de licence nécessaire à la tenue de ces cours et en avait fait la promotion sur Instagram. Il a jouté que les participants étaient vêtus de "tenues inappropriées" et qu'ils présentaient un "comportement inadéquat".

La constitution islamique en Iran n'autorise pas les activités sportives mixtes, hommes et femmes doivent s'entraîner ou jouer séparément. En outre, les leçons de yoga à un niveau professionnel sont interdites dans le pays.

La résidence était sous surveillance pendant plusieurs jours avant que les autorités ne procèdent aux arrestations. Une histoire qui a fait couler beaucoup d'encre sur les réseaux sociaux depuis vendredi.

"Ils (les autorités iraniennes) pensent que l'essence du mot "yoga" pose problème en se basant sur la charia" a tweeté un internaute.

"Une constitution qui trouve que le yoga est dangereux n'a pas besoin du porte-avions USS Abraham Lincoln pour mettre fin à son existence" a également tweeté un autre utilisateur en se référant aux récents déploiements de bateaux de guerre américains dans la région.

Beaucoup de personnes ont souhaité que les autorités disent clairement ce que la population a encore le droit de faire.

En 2017, les autorités sportives iraniennes ont interdit la pratique de la zumba, danse aérobique colombienne, ainsi que tout "mouvement harmonieux ou incitation à se secouer le corps".