Au lendemain de l'incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris, revue de détails de ce qui a disparu et de ce qui a pu être sauvé.

CE QUI A ÉTÉ SAUVÉ

LA SAINTE COURONNE D'ÉPINES
C'est le "trésor" le plus précieux qui a été sauvé à Notre-Dame: cette couronne est celle qui a été posée sur la tête de Jésus avant sa crucifixion, selon la croyance chrétienne. Elle est composée d'un "cercle de joncs réunis en faisceaux et retenus par des fils d’or, d’un diamètre de 21 centimètres, sur lequel se trouvaient les épines."

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LES STATUES
Elles l'ont échappé belle: les seize statues qui décoraient la flèche de la cathédrale ont toutes été retirées quatre jours avant l'incendie, afin d'être restaurées. Elles se trouvent dans le Périgord mais leur rénovation est "repoussée", n'étant plus "la priorité" a confié Patrick Palem, responsable de la Socra, l'entreprise chargée de leur restauration. Ces statues en cuivre représentent les douze apôtres et quatre évangélistes.

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UNE GARNITURE D'AUTEL
Une croix et ses six chandeliers, deux grands bougeoirs, un saint-martyr coréen et une vierge à l’enfant ont été sauvés des flammes par les pompiers. Par ailleurs, la tunique du roi Saint-Louis, également conservée dans la cathédrale, a été sortie de Notre-Dame au tout début de l’incendie.

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DES TABLEAUX ET LA SACRISTIE
Si plusieurs tableaux ont certainement soufferts, "la Vierge de Piété" peinte par Lubin Baugin, une "Vierge à l’enfant" et "la Vierge noire de Czestochowa" ont été sauvés. La sacristie n'a pas été touchée.

LES PORTES
Situés à l'entrée principale, "le Portail de la Vierge" (1210-1220), "le Portail du Jugement" (1220) et "le Portail Saint-Anne" (1200) sont tous intacts.

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L'AUTEL
La croix et l'autel sont intactes, même s'ils ont été ensevelis sous les restes de la flèche, tombée dans la soirée de lundi.

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CE QUI EST ENDOMMAGÉ

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LES ROSACES
Les trois grandes rosaces, qui datent du XIIe et du XIIIe, ont résisté à l'incendie mais elles ont été noircies par la fumée. Reste à savoir si elles pourront être restaurées entièrement, ce qui serait un vrai miracle. D'autres vitraux ont subi plus de dégâts mais étant plus récents, leur perte est jugée moins dramatique.

LE GRAND ORGUE
Il n'a pas brûlé mais a subi quelques dégâts d'eau. L'état de ses 8.000 tuyaux, fabriqués dans un alliage d’étain et de plomb qui supporte mal la chaleur, est encore inconnu. La suie et la poussière ont pu dégrader l'instrument, qui devrait être démonté.

CE QUI A ÉTÉ DÉTRUIT

LA FLÈCHE
On l'a vu tomber en direct: la flèche de la cathédrale -remodelée et réinstallée en 1860- constitue l'une des plus grosses pertes de Notre-Dame. Trois reliques nichés dans le coq, qui surplombait la flèche, sont tombés avec.

"LA FORÊT"
La charpente, non accessible par les visiteurs, a été détruite dans l'incendie. On la nommait "La forêt" en raison de son enchevêtrement de poutres en bois de chêne, chacune taillée dans un arbre différent. C'était l'une des plus anciennes de Paris: elle avait été réinstallée en 1220, celle d'origine ayant disparu dans un incendie elle-aussi.