Quarante-neuf personnes ont été tuées dans des attaques contre deux mosquées bondées de la ville néo-zélandaise de Christchurch durant la prière du vendredi.

Au moins quarante-neuf personnes ont été tuées et plusieurs autres grièvement blessées dans des attaques contre des mosquées à Christchurch vendredi, en Nouvelle-Zélande, ont annoncé les autorités néo-zélandaises.

"Il est clair qu'on ne peut que décrire cela comme une attaque terroriste", a déclaré la Première ministre Jacinda Ardern. "Pour ce que nous en savons, (l'attaque) semble avoir été bien planifiée".

LE TIREUR A DIFFUSÉ L'ATTAQUE EN DIRECT

Impression écran de la vidéo diffusée par le tireur.

Les fusillades dans deux mosquées de Christchurch sont l'oeuvre d'un Australien "terroriste extrémiste de droite, violent", a déclaré le Premier ministre australien Scott Morrison, expliquant que l'enquête était aux mains des autorités néo-zélandaises.

Il a confirmé les informations de presse selon lequel l'attaquant était un citoyen australien, sans donner plus de détails sur son identité.

L'homme, lourdement armé, a publié un manifeste raciste sur Twitter dans lequel il explique être un Australien âgé de 28 ans et de s'être radicalisé en 2017, après un attentat ayant fait cinq morts à Stockholm et la défaite de Marine à l'élection présidentielle. Il a ensuite diffusé son attaque en direct sur les réseaux sociaux. Les images, particulièrement violentes mais dont l'original a été supprimée, laissent voir un raid punitif où le suspect abat plusieurs fidèles dont certains à bout portant.

La police de Nouvelle-Zélande a indiqué avoir arrêté trois hommes et une femme après les attaques contre deux mosquées de Christchurch, mais n'a pas donné leur identité. Un suspect a été inculpé pour meurtres.

Le Premier ministre Xavier Bettel a publié sur Twitter un message de condoléances aux proches des victimes.

RÉCENT SÉJOUR EN EUROPE

Les autorités bulgares ont annoncé enquêter sur les motifs d'un séjour effectué par le suspect en Bulgarie "du 9 au 15 novembre 2018".

Une enquête a été ouverte pour déterminer si "sa version, selon laquelle il souhaitait découvrir des sites historiques et étudier l'histoire des pays balkaniques, est correcte ou s'il avait d'autres objectifs", a ajouté le procureur.