Voilà ce qu'a déclaré l'accusé devant le tribunal de Luxembourg au cours de son procès pour tentative de meurtre en octobre 2013 à Oberkorn.

A l'époque, l'accusé avait grièvement blessé son épouse à la gorge avec une arme blanche. De son côté, la victime avait parlé de deux coups de couteau. Le médecin légiste estime que le cou de la victime a été tailladé, ce qui a provoqué ces blessures graves. Quant à l'accusé, il a déclaré qu'il ne pouvait pas s'expliquer cela.

Le jour de l'agression, il était allé boire après avoir reçu un courrier de son avocat et avoir voulu savoir où en était sa femme dans les démarches du divorce. "Ce qui s'est passé, n'aurait pas dû se passer", a dit l'accusé, mais un divorce n'était pas envisageable financièrement pour lui. Il avait voulu parler sans savoir ce qu'il voulait précisément. Il n'avait pas voulu être agressif, mais il avait eu une attaque de panique et de stress et il avait perdu les pédales. L'attitude de son épouse d'alors l'avait choqué et il avait un couteau en poche, a-t-il expliqué. L'homme contrôle aujourd'hui sa consommation d'alcool. Au moment des faits, il avait au moins 2 pro mille d'alcool dans le sang.

L'avocat de l'ex-épouse a souligné que c'était par miracle que cette dernière était toujours en vie. A l'époque, ses chances de survie étaient estimées entre 0,5 et 1%. Selon Maître Jean-Jacques Schonckert, peu importe que l'accusé passe des années en prison, l'objectif est le dédommagement de la victime.

Pour l'avocat de l'accusé, il n'y avait pas eu de deuxième coup de couteau après que le 112 ait été prévenulé. Maître Stroesser s'est demandé pourquoi son client aurait poignardé une fois de plus la femme. Le divorce représentait un problème énorme pour le prévenu. A quoi il fallait ajouter l'alcool et une perte de contrôle, de sorte que l'homme n'aurait plus été en état d'assumer ses actes au moment des faits.

La représentante du Parquet a insisté sur la blessure potentiellement mortelle de la femme, qui aurait pu mourir à tout moment. Les dégâts les plus importants avaient été provoqués par une entaille. Comme il y avait éventuellement eu un deuxième coup de couteau et que l'intention de tuer l'épouse avait bien été présente, l'ex-mari devait être condamné à 15 ans de prison, dont 5 avec sursis probatoire, et à l'obligation d'indemniser la victime.

Le jugement sera rendu le 8 décembre.