Deux pétitions font beaucoup parler d'elle concernant l'importance donnée à la langue luxembourgeoise au Grand-Duché.

Alors qu'une première, ayant rencontré un grand succès, demande à renforcer l'usage du luxembourgeois en société, une seconde insiste sur la nécessité de ne pas changer les choses.

C'est dans ce cadre que le député Yves Cruchten a posé une question parlementaire à la ministre de la Santé Lydia Mutsch. L'élu LSAP se demande notamment quelle est la place de la langue nationale dans le secteur de la santé.

Dans quelle proportion le luxembourgeois est-il utilisé dans le système de santé ?
Il ressort que le Gouvernement ne dispose pas de statistiques concernant son utilisation, précise Lydia Mutsch dans sa réponse.

Le luxembourgeois, une obligation pour travailler dans le milieu de la santé ?
Pour s'établir en tant que médecin au Grand-Duché, il est demandé par le code de santé de fournir "tous [les] éléments de nature à établir que le demandeur possède les connaissances linguistiques nécessaires à l’exercice de sa profession". C'est mot pour mot ce que rapporte la ministre, en ajoutant que la responsabilité des exerçants peut être engagée. C'est notamment le cas si une erreur est commise et résulte d'un manque de maîtrise de la langue (que ce soit l'allemand, le français ou le luxembourgeois).

Par exemple un médecin "doit avoir les connaissances linguistiques nécessaires à l’exercice de la profession, soit en allemand, soit en français, et comprendre les trois langues administratives du Grand-Duché de Luxembourg ou acquérir les connaissances lui permettant de les comprendre." En général, le niveau B2 est requis, que ce soit pour les médecins comme les infirmiers.

La vérification de la maîtrise du luxembourgeois reste "la responsabilité de l'employeur". Un certificat de langue ne fait pas partie des pièces justificatives à joindre à une demande d'autorisation d'exercer la médecine au Luxembourg.