L'homme de Loschbour est un des derniers chasseurs de l'âge de pierre & le plus vieux 'Luxembourgeois'. Son squelette a été découvert en 1935 au Mullerthal

Pendant longtemps, on a eu des doutes sur le sexe du squelette. Des chercheurs luxembourgeois du Musée d'histoire naturelle ont pu conclure à l'aide de nouvelles méthodes qu'il s'agissait bien d'un homme. Ils ont même pu déterminer à quoi il devait ressembler.

Le squelette de l'homme de Loschbourg a été l'objet de recherches depuis des années. Et cela avec des méthodes classiques comme les isotopes radioactifs et le scanner, mais aussi avec des analyses génétiques plus récentes, qui ont permis de déchiffrer son génôme. Les chercheurs ont ainsi pu confirmer qu'il s'agissait d'un squelette masculin. Jean-Michel Guinet du Musée d'histoire naturelle, dit à ce propos: "Nous sommes à présent certain qu'il s'agit de l'homme de Loschbour et pas de la femme de Loschbour! Ensuite, grâce à la génétique, on a pu aussi reconstituer le phénotype, c'est-à-dire déterminer à quoi il ressemblait, la couleur de sa peau, celle de ses yeux, celle de ses cheveux, etc."

Les résultats de ces analyses ont été développés dans une animation en 3 dimensions. Il y a 8.000 ans, l'homme de Loschbourg devait donc vraisemblablement ressembler à cela: une peau et des cheveux plutôt sombres et des yeux bleus. Par ailleurs, on a pu constater que cet homme était intolérant au lactose. Pour effectuer ces analyses, les scientifiques ont prélevé 2 dents du squelette, c'est là que l'ADN était dans le meilleur état.

Les recherches n'ont toutefois pas cessé avec ces découvertes. Elles sont allées plus loin: l'homme de Loschbour a été comparé à d'autres "ancêtres", qui avaient environ le même âge, notamment un squelette de Stuttgart, explique le chercheur Dominique Delsate.

Là aussi, les résultats des recherches sont étonnants: l'origine des Européens d'aujourd'hui ne remonterait pas à 2 populations comme on le pensait jusqu'à présent, mais à 3. L'homme de Loschbour nous montre ainsi que nous sommes plus semblables que nous le pensions peut-être. Nous sommes tous des Homo Sapiens, où que l'on soit dans le monde.

L'étude de ces chercheurs luxembourgeois sera publiée vendredi dans le célèbre magazine scientifique Nature.