Une question parlementaire du CSV sur le sujet a permis de déterminer que ce n'était pas encore le cas l'année passée.

Le parti chrétien-social souhaitait obtenir plus d'informations de la part des ministres de la Défense et de la Santé après l'article de nos confrères du Wort qui annonçait qu'un médecin belge au passé très controversé avait travaillé durant une courte période au sein de l'armée luxembourgeoise.

L'individu aurait perçu de l'argent dans 2.020 cas pour délivrer de faux certificats Covid en Belgique alors même que ces patients n'étaient pas vaccinés. Il a également été condamné pour faux et usage de faux, tromperie et fraude fiscale dans le cadre d'une autre affaire judiciaire.

La réponse des ministres a permis d'y voir plus clair: le médecin a effectivement signé un contrat de prestation de services avec l'armée le 22 novembre avant de proposer des consultations de 8 heures chacune le 1er et le 6 décembre suivants à la caserne Grand-Duc Jean de Diekirch. Le 8 décembre, l'armée aurait alors pris connaissance de son passé judiciaire et du procès en cours concernant les faux certificats Covid. Le même jour, l'armée lui a signalé que sa mission était terminée avant de lui interdire l'accès à la caserne et de le raccompagner vers la sortie.

Selon les responsables, le jugement à son encontre ne figurait pas dans son casier car cela n'est pas d'usage en Belgique. Le contrat avec l'urgentiste a finalement été rompu le 10 janvier dernier. Les certificats médicaux délivrés par le médecin lors de ses consultations au Luxembourg ont été vérifiés et aucune irrégularité n'a été constatée.

Cet incident aura donc poussé les autorités à augmenter leur vigilance lors du recrutement des prochains candidats pour travailler au sein de l'armée. Ces futurs prestataires externes devront présenter une copie de leur casier judiciaire avant toute signature de contrat.