Dans le différend qui oppose les communes de Junglinster et de Lorentzweiler, il n'est, pour une fois, pas question de trafic automobile mais de courant électrique et de transformateurs.

Quand une nouvelle ligne à haute tension plus puissante doit être posée dans le pays, et qu'un endroit est recherché pour installer des transformateurs sur une surface de six hectares, ce serait bizarre qu'un tel projet ne suscite pas une certaine agitation au préalable.

Creos est à la recherche d'un site, où 380.000 volts en provenance d'Allemagne pourraient être redistribués avant d'être acheminés vers d'autres régions du Luxembourg. Au départ, Steinsel avait été envisagée, ensuite c'est à Lorentzweiler, près de l'entrée du tunnel de l'autoroute que cinq sites potentiels ont été identifiés. Six hectares de terrain sont nécessaires.

Lorsqu'une autre variante pour le tracé de la ligne à haute-tension de 380.000 volts est apparue, avec des transformateurs qui devraient être installés près de Altlinster, des bourgmestres, qui s'étaient mis d'accord sur un moindre mal, sont intervenus pour défendre les intérêts de leurs concitoyens.

Un paysage tout droit sorti d'un conte de fées. Entre Imbringen, Altlinster, Bourglinster et en face, la commune de Fischbach, s'étend une zone Natura 2000 et une zone de protection des oiseaux. Quand des rumeurs ont commencé progressivement à circuler parmi les habitants d'Altlinster, Imbringen avait déjà vu naître depuis un moment une initiative citoyenne.

L'un de ses représentants se pose une question, à laquelle le bourgmestre aimerait aussi avoir une réponse: où passera la ligne qui acheminera ensuite l'électricité depuis ce lieu vers la capitale?

Dans la prochaine étape de la procédure officielle, les citoyens pourront exprimer leur avis, cela signifie que si le ministère a donné à Creos son feu vert à la publication de l'étude d'impact, les résultats de cette dernière pourront être affichés.

Le tracé en direction de Luxembourg-ville, notamment, devrait y figurer. Ensuite l'intégralité du dossier, les remarques des citoyens incluses, reviendra au ministère de l'Environnement, qui tirera ses conclusions. La balle sera alors dans le camp de Creos, qui voudrait mettre en service le projet en 2026/2027.

Le reportage de RTL en luxembourgeois: