C'est en tout cas le témoignage de l'ancien compagnon et actuel cohabitant sous serment devant le tribunal ce jeudi.

Un tout nouvel élément pourrait faire son entrée dans le procès sur la disparition de la petite Bianka Bisdorff en 2015. La mère est condamnée notamment pour le meurtre de sa petite fille, mais les enquêteurs n'ont retrouvé aucun cadavre afin de confirmer ces accusations.

Témoin principal de ce retournement de situation, l'homme qui cohabite avec la mère du bébé disparu, l'aurait même filmée à l'aide de sa tablette en train d'avouer le meurtre de la petite Bianka. Comme il s'agit pour le Parquet d'une toute nouvelle information dans ce dossier, l'appareil a été saisi et les enregistrements vidéo seront analysés ces prochains jours.

En règle générale, ce genre d'enregistrement privé n'est pas utilisé dans le cadre d'un procès, mais la jurisprudence luxembourgeoise le permet dans certains cas, comme lorsqu'un crime doit être élucidé, ce qui est jugé plus grave que la violation de la sphère privée. Un cas de figure qui doit désormais être validé par la justice.

RTL

UN AUTRE TÉMOIN

Mis à part le colocataire actuel, l'homme qui a hébergé l'accusée la veille de la disparition du bébé a également témoigné.

Lorsque la juge lui a demandé comment allait l'enfant et s'il l'avait entendu, l'homme a répondu:

"Je ne l'ai pas même entendu une fois". Rentrés tard et ivres du café ce soir-là, il ne s'en est pas soucié. Il ne se souvient pas non plus des détails.

Le colocataire actuel non plus, n'a pas été interpelé par la situation. Lorsque la mère de l'enfant a un jour disparu et est revenue sans le bébé, elle aurait affirmé que l'enfant était chez une tante. Il ne l'aurait pas questionné sur ses dires. "J'avoue que j'ai aussi fait des erreurs", a déclaré l'homme.

Aucun des deux hommes ne pouvait confirmer que la mère avait nourri l'enfant, qu'il allait bien, ou que la mère avait préparé la naissance du bébé de quelque manière que ce soit, en achetant par exemple du lait et des couches.

L'AVIS DES EXPERTS

Mercredi, les experts ont tâché d'analyser le comportement de la mère. Et d'après le psychiatre, la femme ne ressentirait presque aucune émotion et ne pourrait pas faire face à des événements négatifs. Il a déclaré qu'elle n'était pas en mesure de faire des plans réalistes pour l'avenir.

Selon le psychiatre, même si la petite Bianka a disparu et que ses autres enfants lui ont été retirés, elle se sent mentalement en contact avec ses enfants. La mère aurait ainsi des tendances de troubles psychologiques, mais ne serait pas malade d'un point de vue psychiatrique. Le psychologue a livré une évaluation semblable.

La mère elle-même n'était pas là, tout comme les jours précédents. Quant aux éventuels aveux sur les vidéos du colocataire, on en saura plus mercredi prochain.