Le président de l'Association luxembourgeoise pour l'étude du droit de la concurrence, Gabriel Bleser, était l'invité de RTL mardi matin.

Le droit de la concurrence concerne tous les consommateurs. Il s'agit en effet "d'obtenir les meilleurs prix possibles pour les produits et services." C'est pourquoi "il faut éviter que les entreprises se concertent sur les prix", a expliqué mardi sur RTL Gabriel Bleser, le président de l'Association luxembourgeoise pour l'étude du droit de la concurrence.

Le droit de la concurrence a toujours été "un peu le parent pauvre de la politique", car il restreindrait en partie les entreprises. Mais à présent une directive européenne va être mise en application, avec plus de deux ans de retard. Une nouvelle loi sur le droit de la concurrence a été votée le mois dernier par les députés. Ce serait nécessaire, explique l'expert en droit de la concurrence car on aurait laissé s'éterniser de nombreuses affaires. C'est pourquoi il serait bien que le Conseil de la concurrence devienne un établissement public et obtienne davantage de pouvoirs et d'indépendance. Il faudrait toutefois avoir aussi les ressources nécessaires, c'est-à-dire du personnel.

"Le Luxembourg serait le seul pays européen où il n'y a pas de contrôle lors de fusions", des contrôles où on vérifie au préalable s'il n'y a pas de conflits d'intérêt ou d'abus. Ce point ne figure pas non plus dans la nouvelle loi, mais cela devrait venir l'année prochaine. Le ministre de l'Economie, Franz Fayot viendrait d'annoncer que ces contrôles de fusion vont arriver. Ce serait "toujours mieux de vérifier préventivement si des abus sont possibles." Ce serait plus simple que de sanctionner ensuite, selon Gabriel Bleser.