Du 25 novembre au 10 décembre, la journée internationale des Droits de l'homme, l'ONU veut "oranger le monde" afin de sensibiliser les populations aux violences faites aux femmes. Le Luxembourg n'échappe pas à cette triste réalité.

"Stop aux violences faites aux femmes", un message parmi tant d'autres que l'on pouvait retrouver sur les nombreux panneaux qui se dressaient lors de la 6e marche de solidarité samedi dernier à Esch.

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Le Luxembourg fait également partie des statistiques mondiales avec 1 femme sur 3 victime de viol ou de tentative de viol au moins une fois dans sa vie. À cela s'ajoute un chiffre tout aussi édifiant et recueilli lors d'un sondage organisé par le Statec: deux tiers des participantes ont indiqué avoir été victime au moins une fois dans leur vie de violence physique, psychologique, sexuelle ou économique.

Ana Pinto a été victime de violences conjugales pendant 11 ans, avec son ex partenaire. Il l'enfermait parfois pendant des jours sans lui donner à manger ou à boire dans une cave sans lumière. C'est durant l'une de ces périodes difficiles qu'elle a eu l'idée d'essayer de trouver quelqu'un à qui parler, quelqu'un qui pourrait la comprendre.

Désormais, elle prend la parole, elle la donne également à toutes les victimes à travers son organisation "La Voix des Survivant(e)s", ici femmes et hommes peuvent venir trouver un accompagnement: "c'est facile de dire à une victime qu'il faut qu'elle aille chercher de l'aide, qu'il ne faut pas rester auprès de l'abuseur, mais dans la vie, c'est beaucoup plus difficile que cela, notamment d'un point de vue financier. Nous sommes là pour accompagner ces personnes, leur montrer que des solutions existent. Nous voulons également faire bouger les choses car le Luxembourg n'est pas une exception, trop de femmes et d'hommes sont victimes de violences conjugales encore de nos jours au Grand-Duché, il faut en parler et briser le tabou", témoigne Ana Pinto.

Avant de penser à une suite juridique, il est important de faire valider ses blessures. Umedo est un service spécifique du Laboratoire national de Santé qui va se charger de documenter ces preuves. Elles seront conservées pendant 10 ans et pourront être accessibles à la simple demande de la victime afin de l'aider en cas d'éventuelle plainte.

Différents services existent au Luxembourg afin d'accompagner les personnes victimes de violences, ils sont disponibles sur le site violence.lu. La plateforme accueille également les personnes utilisant la violence et souhaitant de l'aide.

Un reportage RTL en luxembourgeois à retrouver ci-dessous: