L'OCDE et la Commission européenne ont publié un "Panorama de la santé en Europe". Et le Luxembourg peut en tirer quelques motifs de satisfaction mais aussi nombreux points à améliorer.

LES BONS POINTS

Avec une espérance de vie de 82,6 ans, le Luxembourg est le seul pays, avec la Norvège, à avoir gagné en espérance de vie entre 2019 et 2021, en pleine pandémie de COVID-19. Dans les pays de l’UE, la crise Covid est associée à une réduction de l’espérance de vie de 1,2 années en moyenne.

En 2019, le Luxembourg fait partie des cinq pays avec la mortalité par infarctus la plus basse (59 décès pour 100 000 habitants). Pour les accidents vasculaires cérébraux, le Luxembourg est le deuxième pays avec la mortalité la plus basse (41 décès pour 100 000 habitants), juste derrière la Suisse (40 décès pour 100 000 habitants).

Au Luxembourg, la mortalité liée à la pollution atmosphérique enregistre la plus grande baisse (-48%) de 2009 à 2019. Cette mortalité est aussi considérée comme faible, de l’ordre de 33 décès pour 100.000 habitants.

Autre enseignement de ce rapport de l'OCDE sur les facteurs de risque pour la santé: le Luxembourg se positionne bien au niveau de l’activité physique et du surpoids chez les adultes.

LES POINTS À AMÉLIORER

Tout n'est pas rose dans ce Panorama de la santé des Luxembourgeois. Des efforts restent à déployer en ce qui concerne le surpoids chez les adolescents, ou la tendance est inquiétante. En effet, 20% des 15-19 ans étaient en surpoids ou obèses en 2019 (contre 15% en 2014). Par ailleurs, 48% des adultes ne consomment pas de fruits et légumes quotidiennement.
Le Grand-Duché peut aussi mieux faire en matière de tabagisme et de consommation d’alcool.

Le système de santé luxembourgeois est bien positionné si l’on considère les taux de mortalité évitables par la prévention et le traitement, même si sur ce point, de l'avis même des autorités, de nombreux indicateurs additionnels sont requis et manquent encore dans ce rapport.

Au Luxembourg comme dans les autres pays étudiés, la pandémie de COVID-19 a occasionné des perturbations sans précédent au niveau du fonctionnement des systèmes de santé. 64% des personnes souffrant de maladies chroniques ont vu leur prise en charge retardée ou annulée durant les 6 premiers mois de la pandémie dans le pays.

Enfin, dans la majorité des pays européens, une augmentation significative des dépenses de santé est observée suite à la pandémie. Au Luxembourg, les dépenses de santé ont augmenté de 5,7% de 2019 à 2020 (contre une augmentation annuelle moyenne de 0,9% de 2013 à 2019).