Après avoir analysé le budget 2023 proposé par le gouvernement, la Fondation Idea vient de dresser une liste de mesures pour aider les Luxembourgeois et leurs employeurs.

Globalement solides, le budget 2023 du gouvernement luxembourgeois et les mesures anti-inflation "pourraient cependant être utilement accompagnées d’éléments complémentaires"estime la Fondation Idea. Ses économistes ont donc dégainé une série de mesures susceptibles d'aider les Luxembourgeois et les entreprises.

À commencer par une revalorisation du chèque-repas. Aujourd'hui limité à une plage comprise entre 3,60€ et 10,80€, le plafond devrait suivre "l’évolution du niveau général des prix alimentaires". Idea propose de remonter le montant du chèque-repas entre 5 et 15€.

Pour soutenir les ménages moyens exposés à des prêts immobiliers à taux variable, la Fondation suggère aussi au gouvernement d'introduire une allocation "sous forme d'avance remboursable" pour aider ceux qui ne peuvent plus rembourser leur crédit après une hausse de leur taux variable.

Pour soutenir la construction, "un moteur de l'économie" et ne pas aggraver la tension sur la disponibilité de logements, La Fondation estime utile de "de réintroduire le principe de transfert de plus-value" en "conditionnant (par exemple) le réinvestissement de la plus-value transférée dans l’acquisition d’un bien en construction". Ainsi que "d’abaisser les droits d’enregistrement", un des plus élevés en Europe.

Sur un registre plus technique, Idea a remarqué que les abattements qui réduisent le revenu imposable à l’impôt commercial communal n'ont pas évolué ces 20 dernières années. Elle propose donc de les augmenter drastiquement pour soutenir les petites entreprises.

Enfin, la Fondation Idea écrit qu'il faudra revoir la régulation des prix de l'énergie. Notamment en cas de prolongement des aides au-delà de 2023. Bien que très utile pour le pouvoir d'achat, ces aides sont peuvent devenir "coûteuses" pour l'État. Surtout, elles empêchent les prix d'évoluer et donc n'incitent pas à consommer moins, ce qui est le but à long terme du gouvernement. Elle propose donc de fixer un seuil de consommation de première nécessité, au-delà duquel les prix seraient fixés librement et non contrôlés. "En plus de l’électricité et du gaz, le mécanisme de subvention d’un minimum énergétique garanti devrait également intégrer les autres sources énergétiques (mazout, bois…) pour couvrir l’ensemble des modes utilisés par les ménages selon la même logique."