La suppression prochaine de plusieurs lignes de bus reliant différentes localités situées aussi bien au Luxembourg, qu'à l'étranger vers des grandes entreprises industrielles ou sidérurgiques luxembourgeoises a provoqué l'incompréhension des syndicats, notamment du LCGB.

Concrètement, ces lignes permettent à l'heure actuelle le transport de personnes et plus particulièrement de travailleurs aussi bien résidents que frontaliers vers leurs lieux de travail, comme vers l'usine Goodyear, à Colmar-Berg, Arcelor Mittal à Bissen, CFL Multimodal à Bettembourg, Cebi à Steinsel, S.E.O. à Vianden pour ne citer que ces exemples.

"Paradoxalement, selon les syndicats, cette décision se fait en parallèle à une enquête toujours en cours du Ministère de la Mobilité et des Travaux publics auprès des employeurs concernés afin de recenser les besoins de mobilité de leurs salariés".

Alors que l'Union européenne s'engage à adopter la neutralité carbone d'ici 2050, cette suppression prochaine des lignes concernées a de quoi étonner.

Les responsables syndicaux expliquent que "le Gouvernement a décidé il y a quelque temps de rendre les transports publics gratuits, afin de désengorger les routes, et que ce rétropédalage tendra à congestionner un trafic toujours plus dense de jour en jour et qui impactera grandement la vie des salariés se rendant sur leurs lieux de travail".

Face à une conjoncture extrêmement compliquée et une inflation toujours plus galopante, le LCGB est finalement "très préoccupé de cette décision du Ministère de la Mobilité et des Travaux publics qui va accentuer la pression sur les salariés concernés et ainsi dégrader leur pouvoir d'achat".

Dans ce contexte, le LCGB revendique le retrait immédiat de cette initiative et ceci dans l'intérêt de tous les salariés concernés. Le syndicat vient en outre de solliciter une entrevue d'urgence avec le Ministre de la Mobilité et des Travaux publics afin de dégager des pistes alternatives à une simple suppression des lignes concernées.