Le CGDIS assure entre 230 et 250 interventions par jour. La majorité d'entre elles sont effectuées par les ambulances.

Jeudi, la fête de la Sainte-Barbe pour le personnel du CGDIS était organisée pour la première fois au Cercle Cité  à Luxembourg-ville. Pour le directeur du Corps grand-ducal d'incendie et de secours, Paul Schroeder, c'était une bonne occasion pour passer en revue les derniers mois. Une nouvelle fois cette année, les femmes et les hommes du CGDIS ont eu fort à faire: un record est atteint avec 70.000 interventions l'an dernier.
Mais il a aussi été question d'autres défis. Le CGDIS assure entre 230 et 250 interventions par jour, dont 80% sont effectuées par des ambulances. De plus en plus souvent, le CGDIS serait appelé pour des cas, qui ne seraient pas des urgences au sens classique du terme, selon Paul Schroeder:

"Que ce soit au 112, quand quelqu'un appelle pour la énième fois et s'énerve de ne pas pouvoir joindre un généraliste, que ce soit pour l'ambulancier qui se rend sur la énième intervention de la journée et que le patient attend devant la porte d'entrée avec sa valise pour être conduit à l'hôpital. Cette personne peut alors s'entendre dire 'nous ne sommes quand même pas un taxi'. Il arrive ainsi que le CGDIS doive intervenir pour pallier des pénuries ou des indisponibilités dans les domaines sanitaire ou social."

Dans ce contexte, le CGDIS voudrait lancer une campagne de sensibilisation pour informer la population quand il faut appeler une ambulance et quand il ne faut pas le faire. Dans le même temps, le personnel doit également être formé pour pouvoir faire face de manière optimale à de telles situations.

Par ailleurs, le personnel serait parfois mécontent, du fait que depuis la réforme de 2018, les collaborateurs auraient été embauchés dans différentes carrières:

"C'est ainsi qu'aujourd'hui nous avons un certain nombre de personnes travaillant au CGDIS qui ne peuvent pas bénéficier des mêmes conditions que leurs collègues de travail et donc, bien qu'elles effectuent le même travail, elles n'ont pas les mêmes conditions. Certaines personnes sont bloquées dans l'évolution de leur carrière. Nous constatons qu'il manque par exemple une carrière spécifique de pompier-infirmier et que les conditions générales pour le personnel de santé auprès de l'Etat, ne tiennent pas suffisamment compte de la situation au CGDIS."

C'est pourquoi les responsables seraient en contact avec les représentants syndicaux. Le CGDIS compte actuellement 3.867 pompiers volontaires et 620 pompiers professionnels.

Le reportage de RTL en langue luxembourgeoise: