L'avis concernant le projet de loi sur le budget de l'État sera présenté ce vendredi à la Commission parlementaire des finances.

La Cour des Comptes est d'avis que le concept de la tripartite, créé à la fin des années 70 afin de prendre des mesures en cas de crise économique, devrait être transformé en quadripartite.

En plus du gouvernement, du patronat et des syndicats, la cour propose d'inclure les principaux acteurs de la lutte contre le changement climatique. Une évolution qui pourrait représenter les aspects sociaux, écologiques et économiques du réchauffement climatique dans les discussions.

La Cour des Comptes plaide également pour une planification financière plus durable de l'État. Ses représentants reprochent en outre aux dirigeants politiques une approche pas assez ancrée dans la durée.

La pandémie, la crise énergétique, la guerre en Ukraine et en vue de la pression provoquée par la crise climatique, la Cour des Compte demande aux responsables politiques d'aller plus loin dans leurs réflexions concernant l'évolution de la dette publique. En cas de montant trop élevé, une déstabilisation des finances publiques est tout à fait envisageable, même à moyen terme, ce qui fragiliserait les possibilités de négociation de l'État.

"Si des dettes sont réalisées, elles doivent être orientées vers une transition énergétique, sociale et digitale de la société et de l'économie", selon la Cour des Comptes dans son avis. C'est pour cela que les responsables de la lutte contre le changement climatique devraient être inclus dans les négociations d'une future quadripartite.

En raison des insécurités politiques, économiques et sanitaires, la Cour des Comptes n'a pas pu rendre d'avis tranché sur les prévisions des recettes de l'État pour le prochain budget. L'instance recommande donc la création d'un comité de prévision, composé notamment de représentants du ministère des Finances, d'Administration des contributions directes, du Statec, de l'Inspection générale des finances, et de la Sécurité sociale tout comme de la trésorerie et du Conseil supérieur pour le développement durable. Un tel comité indépendant pourrait livrer des prévisions plus précises concernant les futures recettes de l'État, selon la Cour des Comptes.