Christian Oberlé, président de la Caisse nationale de Santé, est revenu dans une interview accordée à RTL sur les grands chantiers, en cours et futurs, qui seront à l'ordre du jour l'année prochaine.

"La priorité pour l'année prochaine, c'est le tiers payant", a annoncé Christian Oberlé, "cela représente une sécurité de paiement pour les docteurs mais également la possibilité pour les patients de ne pas devoir débourser de l'argent pour régler leurs frais médicaux".

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Ce dossier n'est pas le seul sur la table des dirigeants de la CNS: "nous voulons également lancer le remboursement de la psychothérapie le plus rapidement possible" a déclaré l'invité de RTL en expliquant que "la CNS dispose encore d'un peu de flexibilité en ce qui concerne les tarifs de remboursement de ce domaine précis, mais ils ne sont pas infinis".

Le président de la CNS n'était pas encore en possession des conclusions du médiateur chargé de trouver un accord avec la fédération des psychothérapeutes (Fapsylux). Selon lui, ces informations devraient être livrées la semaine prochaine.

En ce qui concerne l'accord entre le centre médical du Potaschberg et le CHL, Christian Oberlé n'était pas en mesure de donner un nombre exact de factures restant à payer mais il a assuré que ses services allaient procéder à un remboursement rétroactif des documents émis avant la signature de cet accord.

"La digitalisation de la CNS n'avance pas", a également déploré son président, "parfois cela peut encore prendre jusqu'à six semaines avant qu'un patient soit remboursé, la digitalisation de nos services devraient remédier à cela, mais ça prend du temps. Des professionnels du sujet de l'agence E-Santé devraient pouvoir nous aider et nous montrer comment améliorer ce processus". En outre, l'application de la CNS n'est pas non plus vraiment utilisée, Christian Oberlé ne pouvait pas non plus chiffrer combien d'argent du contribuable avait déjà été investi dans ce système.

Enfin, l'invité de RTL est revenu sur le DSP (Dossier de Soins Partagés) qui regroupe les données des patients et qui peut être utilisé par les professionnels de la santé. "Un système encore trop peu utilisé qui pourrait faire gagner du temps à tout le monde", regrette Christian Oberlé, "les acteurs de la santé au Luxembourg auront encore besoin d'un peu de temps pour s'y habituer".