Voilà ce qu'ont déclaré jeudi devant la presse les porte-paroles du CSV en matière de politique sécuritaire, Laurent Mosar et Léon Gloden.

Ils ont constaté une augmentation, d'une part de la criminalité et, d'autre part du sentiment d'insécurité dans la population. Ils réclament par conséquent des mesures plus répressives. Il faudrait instaurer une police communale, subordonnée au collège des bourgmestre et échevins. Il ne devrait plus y avoir de sursis intégral pour certains délits, tels que les violences domestiques et les délits sexuels. Le CSV réclame aussi une "comparution immédiate", c'est-à-dire une procédure qui permet de faire juger rapidement quelqu'un après sa garde à vue. Le député CSV Léon Gloden:

"Elle est souvent mise en oeuvre en France en cas de flagrant délit, par exemple lors de vols, et hier, j'ai une nouvelle fois pris la peine de lire cela. Il y a un certain nombre de décisions de la Cour constitutionnelle, le Conseil constitutionnel en France, qui ont très clairement validé cette procédure. Et nous en avions déjà discuté une fois à la Chambre, nous savons que la ministre verte de la Justice n'y est pas favorable. Mais ce sera à nouveau comme pour nos autres revendications, le CSV réclame et ensuite tout à coup, après tant d'années, ce sera introduit. La comparution immédiate doit être introduite aussi vite que possible comme instrument."

Le CSV demande également une base légale pour les avertissements émis par le parquet et affirme qu'il n'est pas d'accord avec le fait qu'avec la réforme du droit pénal des mineurs, les jeunes seront seulement passibles d'une sanction à partir de 14 ans et pas avant. Le premier parti d'opposition a en outre repris d'anciennes revendications telles que l'introduction de tasers pour les policiers, une mesure d'expulsion plus sévère pour les mendiants et les SDF et la valorisation de la carrière.