Le budget 2023 reposerait sur des fondements fragiles dans un environnement incertain, selon le directeur de la Chambre de Commerce, Carlo Thelen.

Dans les périodes favorables, il faut mettre de l'argent de côté. La Chambre de Commerce l'aurait toujours dit, affirme son directeur, Carlo Thelen. A présent, nous sommes dans une ère de crises multiples, de la crise Covid à la crise énergétique en passant par la crise climatique, et les réserves seraient épuisées.

C'est pourquoi il faudrait réaliser une réforme structurelle et établir un budget par objectifs. "Cela n'a jamais vraiment été fait. Nous avons un budget où nous continuons à écrire les articles année par année", critique Carlo Thelen. Mais il faudrait définir les priorités.

Pour que le Luxembourg reste un lieu d'affaires attractif, l'un des défis globaux serait d'attirer des talents. Et cela dans tous les secteurs, aussi bien chez les salariés qualifiés que les non-qualifiés.

Par ailleurs, la Chambre de Commerce plaide aussi pour une réforme fiscale, afin que les aides aillent là où elles ont du sens et que ce ne soit pas seulement une politique de l'arrosoir. Pour sauvegarder le système social tel que nous le connaissons, des infrastructures qualitatives seraient nécessaires.

Au Luxembourg, les déficits vont atteindre des records l'an prochain. Cependant, augmenter la dette publique ne serait pas une solution. Nous avons besoin du triple A: c'est important pour un petit pays tel que le Luxembourg. Nous aurions préféré ne pas aller au-delà de 20% d'endettement.

A l'époque où nous vivons, les entreprises devraient devenir plus résilientes et agiles. Elles devraient être soutenues afin que la transition numérique et énergétique puisse être une réussite, affirme Carlo Thelen.