Le Statec parle d'une hausse substantielle. La guerre en Ukraine et le changement climatique en sont les principaux moteurs, mais la pandémie joue également encore un rôle.

Les prix de la farine et des céréales, des pâtes et du couscous ont augmenté de près de 18 % au cours des 12 derniers mois, du lait entier de 16%. Les prix de la volaille et de la viande de porc ont progressé de près de 14%, car ce sont des animaux d'élevage nourris aux céréales, qui sont devenues rares et chères à cause de la guerre en Ukraine.

Dans le cas de la viande bovine, la hausse de prix de 12,5 % a toutefois une autre raison, explique Georges Eischen, le président de la FLAD, la Fédération luxembourgeoise de l'Alimentation et de la Distribution: "pendant la pandémie, les cheptels ont été réduits, il y a donc une certaine pénurie de viande de bœuf sur le marché. Et il faut deux ans pour reconstituer les cheptels."

L'huile végétale, en particulier celle de tournesol, a augmenté de 41% en un an. Mais son prix baisse. Pareil pour la margarine (+24%) et le beurre (+18%).

"Globalement, les prix des denrées alimentaires ont augmenté de 11% en un an, ce qui est vraiment substantiel. C'est aussi une très forte hausse historiquement", précise Marc Ferring du Statec. Ces derniers mois, ce sont principalement le pain et les produits laitiers qui ont fortement augmenté. L'huile d'olive, le sucre et les légumes vont maintenant suivre.

Pour l'huile d'olive, une forte hausse est attendue dans les prochains mois, car la récolte a été mauvaise à cause de la sécheresse. Le prix du sucre va s'envoler: "Il va augmenter de plus de 100%", dit Georges Eischen. Toujours en raison de la sécheresse.

Mais les prix de l'énergie jouent aussi un rôle dans la hausse des prix des denrées alimentaires. Tomates, courgettes, poivrons, etc risquent de devenir plus rares et donc plus chers début 2023, car de nombreuses cultures sous serres dans le nord de l'Europe sont menacées en raison de l'explosion du prix du gaz.

Le reportage de RTL en langue luxembourgeoise: