La durée d'isolement est réduite de sept à quatre jours et le traçage des personnes contact systématique est aboli à partir de ce vendredi. La nouvelle loi Covid est valable jusqu'en mars 2023.

Comme la population luxembourgeoise est largement immunisée et que l'actuel variant Omicron semble moins virulent, le gouvernement Bettel prévoit de réduire la période d'isolement de sept à quatre jours, comme avalisé mercredi en conseil de gouvernement.

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Les ministres ont décidé trois nouvelles mesures: réduire la durée d'isolement à quatre jours, mais aussi de supprimer l'hébergement forcé qui n'a en réalité jamais été appliqué depuis le début de la pandémie, et enfin de mettre fin au contact tracing systématique. Ce dernier ne sera qu'activé en cas de plus grands clusters détectés par exemple dans les maisons de retraite.

En réduisant à quatre jours la période d'isolement (en maintenant l'émission d'une ordonnance d'isolement ayant valeur d'arrêt de travail pour ces quatre jours), le gouvernement veut éviter qu'un trop grand nombre d'attestations de maladie perturbe la sphère professionnelle.

Si une personne atteinte du Covid présente toutefois des symptômes après le 4e jour, elle devra revoir son médecin pour prolonger le certificat médical.

BIENTÔT 800 NOUVEAUX CAS PAR JOUR ?

La coalition gouvernementale se réserve la possibilité d'adapter rapidement la loi en cas d'urgence. Par exemple si une variante plus sévère devait survenir.

L'actuel variant BA.2.75 découvert en Inde est sur le point de se propager et suscite justement des incertitudes. Ce sous-variant d'Omicron est plus contagieux et le vaccin se montrerait moins efficace.

Selon les dernières prévisions, jusqu'à 800 infections par jour sont attendues au mois de novembre au Luxembourg. Les scientifiques s'attendent à voir 30 à 50 hospitalisations, dont 5 à 10 patients en soins intensifs. Le secteur hospitalier ne serait pas mis en difficulté dans un tel scénario.

37% DES PLUS DE 60 ANS ONT FAIT UN 2e RAPPEL

Le conseil de gouvernement a aussi a approuvé la recommandation du Conseil supérieur des maladies infectieuses (CSMI) pour la deuxième dose de rappel du vaccin anti-Covid. Toute personne de plus de 12 ans peut être "boostée" une deuxième fois.

Jusqu'ici, le deuxième rappel n'était autorisé que pour les plus de 60 ans et les personnes vulnérables. Cependant, la Direction de la Santé veut sensibiliser davantage les personnes âgées à faire leur deuxième rappel. Jusqu'à présent 37,4 % ont fait le deuxième rappel. Un 2e rappel également recommandé pour le personnel du secteur de la santé.

La Direction de la santé a aussi revu les recommandations des tests. À l'avenir, les tests seront limités aux personnes symptomatiques, notamment les plus vulnérables. Elles devraient être testées principalement dans les hôpitaux et les maisons de retraite ou lorsque quelque la personne est malade. Restent évidemment les autotests.

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