C'est ce qu'estime Luc Frieden, président de la Chambre de Commerce. Ce mercredi au micro de RTL, il est revenu sur l'accord tripartite, ses craintes pour l'avenir proche des entreprises et la dette de l'État qui n'a "encore jamais été aussi élevée".

"Cet accord tripartite, c'est bien qu'il ait eu lieu, en temps de crise on a toujours besoin de solidarité et d'union, mais c'est un peu comme administrer les premiers secours à un patient en négligeant l'opération dont il a besoin", c'est ce qu'a déclaré ce mercredi matin sur RTL Radio Luc Frieden, président de la Chambre de Commerce.

-> Index, baisse de la TVA, salaire minimum: Des mesures "sans précédent" présentées au bout de trois jours de négociations

Luc Frieden déplore le manque de prévisibilité pour les entreprises et craint entre autres l'arrivée de tranches indiciaires supplémentaires. "Nous nous trouvons dans une crise très grave. Pour les entreprises et pour tout un chacun, les six prochains mois vont être très durs." Le président de la Chambre de Commerce redoute l'arrivée d'une troisième tranche indiciaire pour l'année prochaine.

RTL

Selon Luc Frieden, "lorsque les salaires augmentent, les prix suivent aussi", ce qui nuirait à la compétitivité, et ce, surtout pour les entreprises qui sont en concurrence avec l'étranger.

L'ancien ministre des Finances appelle donc à des réformes structurelles comme le plafonnement de l'index à trois fois le revenu minimum. Il se demande également comment l'État compte financer une troisième tranche indiciaire l'année prochaine.

"Depuis l'arrivée de l'euro, la dette de l'État n'avait encore jamais été aussi élevée qu'aujourd'hui." Le président de la Chambre de Commerce estime que l'État aurait dû constituer des réserves lors des années plus prospères.

Luc Frieden est également le président du conseil d'administration de la BIL. Il a confié qu'il était toujours d'actualité que la banque vende ses parts de 13% dans Luxair, mais le timing doit encore être défini avec les autres actionnaires.