Le directeur de la compagnie aérienne luxembourgeoise était l'invité de la rédaction de RTL mardi matin.

"Je suis là pour faire progresser Luxair", a déclaré mardi matin sur RTL le directeur de la compagnie aérienne luxembourgeoise, Gilles Feith. Il a assuré ne pas avoir été embauché pour "mettre de l'ordre" chez Luxair. Tout ce qu'il fait le serait "avec beaucoup de cœur et beaucoup de motivation".

Lors de la tripartite aviation qui s'est tenue lundi, gouvernement, direction et syndicats auraient été d'accord sur le fait que Luxair doit être modernisée. Le directeur de Luxair a dit que les changements qui doivent intervenir auprès de la compagnie, devaient être faits en accord avec les gens. Luxair ne pourrait "pas compter sur l'aide de l'Etat, du contribuable ou de qui que ce soit", car l'aviation est un secteur très libéral.

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Les critiques sur les mauvaises conditions de travail chez Luxair, devraient être remises dans leur contexte, d'après Gilles Feith. "La direction" et "de très nombreux salariés bons et motivés" de Luxair auraient réussi à "faire redécoller" la compagnie après la pandémie. Selon lui, malgré une forte concurrence, Luxair aurait toujours une convention collective attractive. Les employés seraient nombreux à avoir quitté la compagnie, mais beaucoup auraient aussi été embauchés et beaucoup de gens postuleraient pour ces postes. Par ailleurs, le directeur de la compagnie luxembourgeoise a admis qu'il y a eu une plus grande charge de travail cet été et que l'absentéisme était élevé. Pour Gilles Feith, il y aurait actuellement une plus grande "fatigue" dans tous les secteurs.

Le directeur de Luxair trouve que c'est "une très bonne chose" que le conseil d'administration ait décidé d'embaucher l'ancien Procureur général d’Etat, Robert Biever, comme médiateur. Pour lui, cela signifie que la direction et les représentants du personnel doivent trouver un "terrain d’entente" et que les discussions n'auront pas lieu sur la place publique. La médiation aidera à résoudre les problèmes qui subsistent peut-être, selon Gilles Feith.

A la remarque que la médiation indiquerait qu'il ne parvient pas à se mettre d'accord avec le personnel sur le plan humain, Gilles Feith a répondu: "On ne fait pas tout". Une entreprise de 3.000 salariés n'est pas dirigée par une seule personne. Il a à ses côtés une équipe de management de quatre à cinq personnes pour faire face aux défis auxquels la compagnie est confrontée. Des défis tels que la gestion de la crise énergétique ou les investissements dans de nouvelles infrastructures et dans la flotte, nécessaires depuis des années.