Après une première entrevue avec les syndicats puis le patronat ce mercredi, le Premier ministre s'est exprimé sur les prochains index, qui feront l'objet de nouvelles négociations entre les partenaires sociaux.

Tout est à refaire. Ou presque. Après une tripartite compliquée au printemps 2022, le gouvernement et les partenaires sociaux vont se retrouver. Entre l'inflation et la crise énergétique, la question de l'index sera également centrale.

JUSQU'À CINQ INDEX ATTENDUS CES PROCHAINS MOIS

Ce n'est plus une mais probablement cinq tranches indiciaires qui pourraient être déclenchées dans les prochains mois. Oui, cinq... si les pires prévisions d'inflation du Statec se confirment. La hausse des prix pourrait atteindre 6,8% cette année, voire 8,5% en 2023.

Un de ces index est en fait celui de juillet 2022, déjà reporté à avril 2023. Comme le prévoyait la précédente négociation. Les quatre autres index s'étaleraient de novembre 2022 au 4e trimestre 2023 selon le rapport du Statec remis au gouvernement.

Si l'inflation est plus contenue, le Statec a indiqué au gouvernement qu'il faudrait tout de même composer avec deux ou trois index en moins d'un an.

NÉGOCIATIONS TRIPARTITE: TOUT EST À REFAIRE

Puisqu'il est survenu dans des circonstances différentes, l'accord de mars n'est plus adapté à la situation actuelle, a reconnu le Premier ministre. Tout en rappelant que le gouvernement avait anticipé cette évolution en promettant la tenue d'une nouvelle tripartite en cas d'index supplémentaires. "Vous voyez que nous sommes dans un tout autre scénario que celui de mars, quand nous avons signé l'accord de tripartite" a justifié Xavier Bettel face à l'urgence.

"L'inflation alimentée par les tarifs de l'énergie est un fardeau pour les citoyens et les entreprises. Nous devons leur trouver de nouvelles solutions." "L'État pourrait aider les citoyens, c'est une possibilité." D'ailleurs, Xavier Bettel ne veut "exclure aucune possibilité" avant le début des négociations. En face, les syndicats espèrent pouvoir tenir une ligne commune. Ce qu'il n'avait que partiellement réussi au printemps, quand l'OGBL avait boycotté l'accord de tripartite.

Les entreprises s'inquiètent, elles, du coût de l'énergie et des index à venir. Le gouvernement, les syndicats et le patronat se retrouveront donc à partir de ce week-end... pour réagir à une situation infiniment plus compliquée que lors de leur dernière rencontre. Le Premier ministre s'est montré ambitieux et espère obtenir un accord d'ici "fin septembre, début octobre au plus tard".