Yves Cruchten, le président de la fraction LSAP à la Chambre et président de la Commission des Affaires étrangères, était l'invité de la rédaction mardi matin.

"Le fait que le gouvernement ait décidé de convoquer une nouvelle tripartite est important, et nous avons désormais un peu de temps pour la préparer. Il est aussi important que tous les acteurs partagent le même avis, parce que c'est seulement comme ça que des solutions pourront être trouvées ensemble." Les mots sont de Yves Cruchten qui était l'invité de la rédaction mardi matin.

Le chef de la fraction LSAP et président de la Commission des Affaires étrangères ne veut "absolument rien écarter" en ce qui concerne les tranches indiciaires. Il estime que lors de la dernière tripartite, les différentes parties n'étaient pas loin d'un accord, mais le temps avait manqué. Yves Cruchten espère que les choses se passeront différemment cette fois-ci. "Il ne faut pas non plus regarder et évaluer les mesures de la dernière tripartite individuellement, mais les analyser comme un tout", selon l'invité de la rédaction. Ce dernier ajoute que le système de l'index est toujours la meilleure réponse aux problèmes liés à la perte de pouvoir d'achat. Il ne veut cependant pas non plus anticiper la tripartite.

"Ma génération n'a encore jamais connu une telle insécurité au niveau du contexte international telle que celle que nous vivons aujourd'hui", a ajouté le président de fraction LSAP. Son discours aurait sans doute été différent il y a trois ans, mais aujourd'hui Yves Cruchten souligne que nous sommes en pleine spirale d'insurrection et de militarisation, et la pertinence de l'OTAN s'est de nouveau démontrée. Il ajoute que cette évolution est regrettable.

En ce qui concerne le Mali, Yves Cruchten explique que le Luxembourg y est engagé en tant que membre d'organisations internationales et en tant que partenaire équitable il faut partager les décisions qui y sont prises. Or, au Mali aussi, les Russes s'en sont mêlé et il ne faut pas leur laisser le terrain libre. D'un autre côté, il ne faut pas non plus défendre la région à tout prix, surtout si le gouvernement actuel n'est pas un partenaire fiable, estime le président de la Commission des Affaires étrangères.