Jeudi matin, le nouveau président de la Fédération Luxembourgeoise de l'Alimentation et de la Distribution était l'invité de la rédaction de RTL.

La crise actuelle qui engendre les prix élevés de l'énergie tout comme l'inflation, est intense, mais depuis 29 ans qu'il travaille dans le secteur, la pandémie a été la pire des crises, a déclaré Georges Eischen qui était l'invité de la rédaction de RTL.

Le président de la Fédération Luxembourgeoise de l'Alimentation et de la Distribution (FLAD) et gérant de la Provençale s'attend à de nouvelles hausses à l'automne, notamment en ce qui concerne les pommes de terre. Celles-ci ont été traitées avec des engrais plus chers, les tracteurs ont roulé avec de l'essence également plus chère et en raison de la sécheresse, la récolte a été moindre, de sorte que dans les huit à 12 prochains mois, les frites et les pommes de terre seront plus chères, a expliqué le gérant de la Provençale.

La grande vague de hausses dans le domaine des denrées alimentaires est derrière nous, on n'avait encore jamais connu de telles variations de prix comme ces six derniers mois, explique le président de la FLAD. Néanmoins, le producteur ne se remplirait pas les poches: au contraire, il faudrait répercuter les coûts de production plus élevés afin de pouvoir obtenir un résultat à moitié normal, selon Georges Eischen.

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Georges Eischen, président de la Fédération Luxembourgeoise de l'Alimentation et de la Distribution. / © RTL

La hausse des prix du gaz n'est pas la principale préoccupation dans la branche de la distribution alimentaire, mais il y a une réelle crainte qu'à un moment donné, il n'y ait plus assez de gaz. Certains domaines de production en dépendent énormément. Cependant, ils aimeraient aussi clairement faire partie de la solution pour atteindre le niveau de l'UE en réduisant l'énergie de 15%. Pour le moment, les congélateurs tournent à -22 degrés, mais ils pourraient également fonctionner à -20 degrés ou peut-être même à -19 degrés. Ils sont donc optimistes de pouvoir réduire de 15% leur énergie de manière efficace, explique Georges Eischen.

D'après le gérant de la Provençale, le plus grand défi à venir concerne la pénurie de main-d'œuvre. Il explique que de moins en moins de personnes entrent sur le marché du travail et, de manière générale, de nombreuses personnes se perdent au sein de l'entreprise en raison de la mise en œuvre d'une législation de plus en plus complexe. Selon Georges Eischen, moins de procédures administratives aideraient à insérer les personnes dont ils disposent, là où ils en ont vraiment besoin.