Il est urgent d'aider financièrement les citoyens face aux prix des carburants, a souligné Gilles Roth à la Chambre.

Mardi à la Chambre, il a été question des mesures qui pourraient encore être prises pour compenser le prix élevé des carburants. Le CSV a présenté trois propositions.

Tout d'abord la prolongation de deux mois de la remise de 7,5 centimes sur le litre de carburant, qui arrivera à échéance fin juillet, et son augmentation éventuelle. Ensuite la réduction au minimum européen des taxes et accises sur les carburants et les coûts de chauffage. Enfin, le doublement de la valeur de référence maximale pour obtenir la prime énergie, afin d'élargir le cercle des personnes éligibles à cette aide. Trois mesures qui s'imposeraient d'urgence, selon le député CSV, Gilles Roth: "A notre avis, il y a beaucoup de gens qui n'y arrivent plus financièrement. Vous savez que les Luxembourgeois sont réticents. Ils ne défilent pas immédiatement dans la rue. Ce sont surtout les plus faibles de notre société qui sont touchés, mais aussi de plus en plus la classe moyenne au sens large. Le temps d'observation est à présent passé pour nous."

Outre le CSV, l'ADR a également attiré l'attention sur le fait que les carburants seraient parfois moins chers à l'étranger qu'au Grand-Duché et que, par conséquent, les recettes du tourisme à la pompe risquaient de s'effondrer.

"LE TOURISME A LA POMPE EST FANTASTIQUE POUR LE LUXEMBOURG"

"Le tourisme à la pompe est quelque-chose de fantastique pour le Luxembourg. Au fond, c'est très simple. Sans rien faire, nous gagnons de l'argent. Nous installons des stations-service aux frontières, sur les autoroutes et les gens font le plein. Ils doivent de toute façon faire le plein, que ce soit en Belgique ou au Luxembourg. S'ils font le plein ici chez nous, tant mieux. Cela nous rapporte un milliard d'euros par an."

Dans ce contexte, la ministre des Finances, Yuriko Backes, a rappelé nos engagements dans la lutte contre la crise climatique. Selon elle, pour faire face aux prix élevés à la pompe, la clé réside dans des solutions durables et, si possible, coordonnées au niveau européen et international. En dehors de cela, le gouvernement aurait pris toute une série de mesures pour soutenir ceux qui sont les plus touchés par la flambée des prix.

Le CSV a alors demandé à la ministre ce qu'elle pensait de ses trois propositions et sur quelles nouvelles mesures pourraient compter les résidents. La réponse de Yuriko Backes:

"Je pense que nous prendrons le temps nécessaire au sein du gouvernement, mais aussi dans le dialogue avec les partenaires, pour déterminer, si des mesures sont encore nécessaires, quelles sont actuellement les bonnes mesures. Nous ne ferons pas cela maintenant ici, cet après-midi à la Chambre, mais nous resterons responsables dans le dialogue et nous prendrons les décisions aussi vite que nécessaire."

La prime énergie est une mesure dont beaucoup n'ont pas encore profité, alors qu'ils en auraient la possibilité. Le député vert François Benoy a souligné que seuls 4% des 10.000 personnes éligibles à cette aide, l'ont vraiment utilisée.