Ils devaient s'attendre à revenir à 100% "en présentiel" dès le 1er juillet mais un revirement au niveau européen va leur accorder un répit bienvenu.

Le télétravail, ce n'est finalement pas encore fini. Alors que les accords bilatéraux passés entre le Luxembourg et ses trois voisins prenaient fin au 30 juin, une partie des accords va être prolongée.

En l'occurrence, une "période transitoire de six mois" a été accordée par les membres de la commission administrative pour la coordination des systèmes de sécurité sociale de l’Union européenne.

Concrètement, les frontaliers pourront donc télétravailler depuis l'étranger et dépasser le seuil des 25% de leur temps de travail jusqu'au 31 décembre 2022 sans craindre un changement d'affiliation à la sécurité sociale luxembourgeoise, confirme le ministère.

Cette affiliation continue à la sécurité sociale du Grand-Duché sécurise donc leurs cotisations ainsi que les prestations sociales qui leur sont accordées (allocation, etc).

En revanche, cette rallonge de six mois ne couvre pas le volet fiscal. Cela signifie que les frontaliers devront respecter les seuils de télétravail fixés entre le Luxembourg et ses voisins s'ils ne veulent pas voir leurs revenus imposés dans leur pays de résidence. À savoir, pour cette 2e partie d'année 2022:

Les employeurs luxembourgeois, en position de force sur le sujet, pourraient toutefois se montrer réticents à un dépassement de ces seuils. Outre les nombreux défis qu'il pose (déconnexion, sécurité des données...) ne pas les respecter peut conduire à des contraintes administratives dans les pays voisins.

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