Samedi dernier, suite aux fortes chaleurs, les 1.000 places de parking gratuites ainsi que les 700 autres payantes avaient été prises d'assaut très tôt dans la journée.

Plusieurs incidents ont forcé les autorités à envoyer des patrouilles sur place samedi et dimanche après-midi. De plus, de nombreux déchets ont été laissés sur les plages du lac, les voitures étaient garées n'importe où et n'importe comment...

Ces actes ont évidemment des conséquences, les responsables locaux et nationaux vont d'ailleurs se réunir afin de se préparer au prochain rush, des mesures plus restrictives sont déjà annoncées afin d'éviter une situation chaotique comme celle vécue le week-end dernier: "en cas de parking sauvage, les secours n'arrivent plus à passer, nous avons donc dû carrément fermer un village, et même dans ce cas, certains visiteurs n'hésitent pas à emprunter un sens interdit, c'est grave quand même", s'est exclamé le bourgmestre de Esch-sur-Sûre Marco Schank.

"Un système de réservation anticipée comme lors de la pandémie ne fonctionne pas chez nous, nous n'arrivons pas à tout contrôler avec les quatre plages de la commune, sans oublier les deux autres des communes voisines", explique le bourgmestre, pris de court.

Le ministre de l’Aménagement du territoire, et donc en charge des parcs naturels, précise que des endroits plus petits comme les Baggerweieren à Remerschen, sont plus faciles à gérer grâce à une clôture qui les entoure: "la superficie du lac de la Haute-Sûre rend cela impossible", regrette Claude Turmes qui propose d'autres solutions, comme par exemple un comptage des places de parking afin de savoir combien de voitures sont sur place, ce qui permettrait une certaine gestion de la situation avec une solution plus radicale: "quand il n'y a plus de place, on ne rentre plus".

Marco Schank souligne également que le site n'est pas fait pour accueillir chaque année de plus en plus de visiteurs: "c'est plutôt le contraire, là on atteint les limites des infrastructures et la police ne peut plus faire correctement son travail". Ce à quoi répond Claude Turmes: "il s'agit en fait de délester un maximum les agents de police, par exemple en faisant une liste des possibles infractions afin d'éviter qu'ils ne doivent rédiger un rapport à chaque fois".

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Des agents municipaux pourraient également être appelés en renfort en cas de forte affluence, tout comme des agents de sécurité de sociétés privées afin d'éviter les actes de vandalisme. Beaucoup de questions doivent encore être élucidées, une commission "Stauséi" a d'ailleurs été annoncée avec des responsables du parc naturel, de la police, du CGDIS, des Ponts et Chaussées, des communes et du gouvernement. Premier rendez-vous le 6 juillet.