Ce vendredi est donné le top départ pour les soldes d'été au Luxembourg, deux jours après leur lancement en Lorraine. Des soldes lancées dans le contexte incertain de l'inflation galopante et d'une reprise du Covid.

C'est parti pour les soldes d'été, qui ont été lancées mercredi 22 juin en Lorraine où elles prendront fin le 19 juillet. Soit 28 jours pour faire de bonnes affaires de l'autre côté de la frontière, comme dans tout l'Hexagone.

Au Luxembourg, les soldes démarrent ce vendredi 24 juin pour se clôturer le samedi 23 juillet, soit 29 jours de bonnes affaires pour ceux qui chassent les belles opportunités dans les rayons à cette période de l'année. Ce dimanche 24 juin les magasins seront ouverts à Luxembourg-Ville.

"Il y aura de bonnes affaires à faire dès le début des soldes. On commence à 50%, voire 70%. Dans le textile ce sera pareil je suppose", explique Malvina Gelezuinas, gérante de plusieurs commerces de chaussures dans la capitale luxembourgeoise et ses alentours. Elle révèle qu'une "2e et 3e démarque sont prévues".

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"Il faut être parmi les premiers pour dénicher la perle rare", sous-entendu la paire de chaussures à la bonne pointure ou la robe d'une certaine taille, incite Mireille Rahmé-Bley, présidente de l'Union commerciale de la Ville de Luxembourg (UCVL).

UN MOIS DE JUIN TERNE

"Difficile à dire" quel sera l'état d'esprit des clients pour l'entame de ces soldes d'été, mais Mireille Rahmé-Bley reconnaît volontiers qu'"entre le Covid, la guerre en Ukraine et tous les prix qui flambent, ce n'est pas le meilleur contexte".

Les commerçants de Luxembourg ont plutôt le moral en berne après un mois de juin en demi-teinte. "Dans le domaine de la mode, on a bien vendu au début du mois, il faisait beau et chaud", rapporte Malvina Gelezuinas, avant d'expliquer que le phénomène était de courte durée puisque "plus on avançait dans le mois, plus ça s'est calmé".

Au point que la fréquentation a nettement diminué dans les magasins au fil du mois. Mais, "c'est un phénomène récurrent. Chaque année, dix jours avant les soldes et les promotions, les clients patientent". Malvina Gelezuinas note toutefois que "lorsqu'ils se déplacent, les visiteurs regroupent leurs achats" ces derniers temps.

"J'espère que les clients vont être au rendez-vous et qu'ils sont dans l'attente de bonnes affaires", suppose Malvina Gelezuina. Les commerçants sont optimistes, d'autant que ces soldes seront les premières sans masque anti-Covid depuis deux ans et que les magasins pourront ouvrir le dimanche, même si l'UCVL "privilégiera les ouvertures dominicales des 26 juin et 3 juillet", explique Mireille Rahmé-Bley.

Mais attention, "le Covid est toujours là et il est en train de reprendre du terrain", sait bien la président de l'UCVL qui gère plusieurs restaurants et bars dans la capitale. Elle en sait quelque chose: "J'ai des employés qui sont à nouveau malades".

"UNE PÉRIODE RISQUÉE"

Pour Yohann Petiot, directeur général de l'Alliance du commerce (commerces d'habillement, de chaussures et de centre-ville) en France, il est tout aussi compliqué d'anticiper la fréquentation des commerces dans les prochains jours.

Notamment en raison du contexte d'inflation inédit depuis 30 ans. La hausse des prix impacte de nombreux postes de dépenses, l'énergie, les transports puis l'alimentation.

L'inflation est vue comme "une période risquée" pour le secteur de la mode et de l'habillement, ajoute-t-il. "Quand les clients doivent faire des arbitrages sur leur consommation, c'est souvent défavorable au secteur".

Les commerçants espèrent aussi renflouer leur trésorerie, alors que les ventes en magasin accusent toujours un recul "de -7 %" au cumul, depuis le début de l'année 2022 par rapport à 2019, selon l'Alliance du commerce, malgré "une embellie fragile" en mai. Après ce petit rebond des ventes en mai, le début du mois de juin "était à nouveau en recul", note l'Alliance du commerce.