Maître Lorang, la défense du prévenu, le promoteur immobilier Flavio Becca, a présenté les conséquences pour son client en cas de condamnation pour blanchiment et abus de biens sociaux.

Selon l'avocate, son client serait personnellement impacté avec des complications pour pouvoir contracter un crédit, mais également professionnellement où ses activités liées à son entreprise seraient fortement limitées.

C'est probablement pour cette raison que Flavio Becca est allé en appel après le jugement en première instance en mars 2021 qui l'avait condamné à une amende de 250.000 euros et d'une peine de prison de deux ans avec sursis. L'affaire concerne 842 montres de luxe qui avaient été pour la plupart acquises à travers les différentes sociétés du prévenu. La justice a eu du mal à retracer l'origine de ces montres, saisies en 2011, car elles ne se trouvaient plus toutes dans leur emballage d'origine.

L'avocat de la partie civile est justement revenu sur ce point: Maître Grasso est d'avis que la manière dont ces montres ont été achetées n'est pas celle d'un collectionneur mais plutôt d'un investisseur qui les utilise pour des placements financiers, c'est pour cette raison que ces montres devraient encore se trouver dans leurs boites originales accompagnées de la facture d'achat. Maître Grasso représente la société Ikodomos qui appartient à un ancien partenaire de Flavio Becca mais avec lequel le promoteur était également en litige.