La ministre de la Santé, Paulette Lenert, a annoncé ce vendredi soir au journal télévisé de RTL, que la maternité d'Ettelbruck rouvrira ses portes dès le 1er juin. Elle a aussi annoncé que le CHL reprendra l'IRM privé au Potaschberg.

Quatre jours après l'annonce surprise de la fermeture de la maternité d'Ettebruck par manque de personnel, début avril, la ministre de la Santé Paulette Lenert et le ministre de la Sécurité sociale, Claude Haagen avaient assuré qu'un accord avait été trouvé pour rouvrir la maternité du Centre hospitalier du Nord.

Ce vendredi soir, au journal télévisé de RTL, la ministre a dévoilé la date de la réouverture: ce sera le samedi 1er juin. 

Paulette Lenert a expliqué qu'un modèle a été élaboré en collaboration avec le CHL. Les travaux seront finalisés la semaine prochaine puis annoncés officiellement.

Une partie de ce modèle sera la télémédecine. Un expert pourra être appelé par vidéo en cas d'urgence dans le service de maternité. De tels modèles existent déjà à l'étranger. Les formations sont en cours et devraient durer jusqu'à la première semaine de juin.

Un deuxième volet du modèle sera la mise en place d'un Samu-néonatal grâce auquel un médecin de la maternité du CHL  pourra intervenir en urgence à l'hôpital du Nord. Durant son transfert, l'équipe sera soutenue sur place via vidéo.

L'IRM REVIENT AU CHL

La ministre a également confirmé ce vendredi que le CHL reprendrait l'IRM du centre médical de Potaschberg. Selon la législation en vigueur, de tels sites ne peuvent être exploités que par des hôpitaux. L'accord entre le CHL et le centre médical de Potaschberg a été signé ce vendredi et une demande a été reçue par le ministère de la Santé.

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Selon la loi, le nombre de sites par hôpital est limité. Seuls le Centre hospitalier du Nord et le CHL disposaient d'un emplacement jusqu'à ce vendredi.

Mais pour pouvoir ouvrir davantage de sites désormais, la loi devra être modifiée. Ce qui pourrait être fait avec un projet de loi qui sera présenté dès la semaine prochaine en Conseil de gouvernement. De cette façon il sera ensuite possible d'implanter de nouveaux IRM hors hôpitaux et de les relier à un hôpital.

Le ministre de la Santé a expliqué que tout est mis en œuvre pour pouvoir permettre aux personnes qui ont bénéficié jusqu'à présent de l'IRM - et qui le feront dans le futur- puissent être remboursés. Elle est convaincue que ce sera le cas, après des discussions qui doivent avoir lieu la semaine à venir. C'est à la CNS que reviendra la décision.