Plus de 8.000 personnes ont été prises en charge l'an dernier par le Service de l'Education sexuelle et affective du Planning familial. Une tendance à la hausse.

Détabouiser sa propre sexualité, informer sur des sujets tels que les stéréotypes de genre, la puberté et la contraception. Tout cela relève du concept d'éducation sexuelle. Pour le Service de l'Education sexuelle et affective du Planning Familial, l'éducation est précisément importante pour se développer de manière optimale en tant qu'enfant et adolescent. Et la demande est grande: plus de 8.000 personnes ont été prises en charge par le Service en 2021.
Le Service assure différentes tâches. En plus des ateliers dans les écoles, les foyers et les maisons relais, ses membres reçoivent des gens sur place pour des rendez-vous individuels.

La sexualité étant un besoin existentiel, une composante centrale de l'identité et du développement de la personnalité, l'éducation sexuelle serait également importante.

Sandra Michely, coordinatrice du Service: "Des enfants qui ont reçu une éducation sexuelle dès leur plus jeune âge sont confortés en étant capables de prendre différentes décisions dans les relations interpersonnelles, d'être forts. En général aussi, ils sont mieux protégés contre les transgresseurs. Ils peuvent faire la différence entre ce qui est correct, ce qui est ok et ce qui ne l'est pas."

Les jeunes sensibilisés en bas âge vivraient leur première expérience bien plus tard et seraient mieux informés sur la contraception et les maladies sexuellement transmissibles.

Les cours et les entretiens doivent évidemment être adaptés à l'âge.

Sandra Michely: "Que signifie l'éducation sexuelle aux cycles 2 et 3 ? Il s'agit beaucoup de diversité, de stéréotypes de genre. Sur les émotions, exprimer ses sentiments, apprendre à dire oui et aussi à dire clairement non, fixer ses limites et respecter son propre corps. L'objectif de ces activités est de rendre les enfants forts."

Au cycle 4, la puberté et les changements du corps sont des thèmes également abordés. Une fois au lycée, d'autres sujets sont traités, comme le premier rendez-vous chez le gynécologue pour les jeunes femmes.

Le Service du Planning Familial a aussi lancé plusieurs projets, dont l'un s'intitule "Hues de Froen?", "As-tu des questions?".

Sandra Michely: "Nous avons conçu une affiche avec notre adresse e-mail et ouvert un compte Instagram pour être encore accessibles aux jeunes pendant la pandémie, pendant la confinement. Car de mars à octobre, nous n'étions quasiment plus sur le terrain, nous n'avions aucune activité. Et nous voulions ainsi laisser la possibilité aux jeunes de poser leurs questions, de s'adresser à un professionnel."

Un guide destiné aux parents, qui reprend et répond aux questions les plus fréquemment posées par les jeunes, a également été élaboré. Un autre projet, toujours en cours, tourne autour du consentement. Selon le Planning Familial, 10% des jeunes se seraient sentis obligés à des actes sexuels lors de leur première relation. Les enfants et les adolescents doivent apprendre progressivement comment exprimer leur volonté. A cet effet, des préservatifs et des dépliants sont distribués avec un message clair: non c'est non.