Réunis pour une rencontre de dernière minute mercredi, le gouvernement, le patronat et les syndicats n'ont pas trouvé d'accord. L'OGBL a décidé de ne pas soutenir les propositions du gouvernement.

Les mesures promises par Xavier Bettel ne conviennent pas à l'OGBL. Ce mercredi, le premier syndicat du pays a retrouvé les partenaires sociaux et le gouvernement pour de nouvelles discussions.

À leur terme, il a confirmé avoir repoussé les propositions sociales faites la semaine dernière. "Il n'y a pas d'accord, l'OGBL ne soutient pas le paquet de mesures" a commenté Nora Back, la présidente. À l'inverse, le syndicat LCGB et la CGFP (le syndicat de la fonction publique, ndlr) sont en revanche favorables au plan du gouvernement.

Le désaccord de l'OGBL est notamment dû au report proposé du deuxième index prévu cette année et son remplacement temporaire par des mesures de compensation jugées moins favorables. Nora Back a également regretté que les discussions ne soient pas tournées sur les futurs index. "Pas d'accord de l'OGBL au démantèlement social" annonçait le syndicat sur ses réseaux sociaux dans la nuit de mercredi à jeudi. Car en ces temps d'inflation, l'index est un des principaux moyens de défendre le pouvoir d'achat.

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De son côté, Michel Reckigner, le président de l'Union des entreprises, a critiqué certaines demandes de l'OGBL. Selon lui, le syndicat aurait demandé des compensations de revenus pour tous les travailleurs gagnant moins de 160.000€ par an. "Personne ne gagne une telle somme dans l'artisanat ou le commerce. Alors quand j'entends qu'ils doivent être indemnisés car ils sont vulnérables..." a-t-il réagi. La proposition actuelle comprend une indemnisation de pouvoir d'achat pour les personnes gagnant jusqu'à 100.000€ par an.

Lors du point presse donné après les négociations, le Premier ministre a dit avoir mis sur la table une enveloppe exceptionnelle de 830 millions d'euros. De quoi surcompenser les pertes financières vécues depuis la hausse des prix entamée à l'automne, estime-t-il. Le paquet de mesures comprend également une baisse temporaire du prix des carburants et des aides au logement. Ainsi que 225 millions d'euros pour les entreprises les plus exposées à la hausse des prix de l'énergie. Toujours selon Xavier Bettel, les demandes de l'OGBL coûteraient plus d'un milliard d'euros à l'État.

Selon Michel Reckinger, c'est désormais au gouvernement de prendre ses responsabilités, quitte à se contenter d'un accord partiel après la tripartite.

L'OGBL organise une conférence de presse ce jeudi pour détailler sa vision des "insuffisances de la proposition gouvernementale" et ses propres propositions.