Le drone est purement destiné à des fins d'observation. Il ne sera cependant pas utilisé pour le moment en Ukraine car ce serait considéré comme une intrusion de l'OTAN.

L'OTAN se réarme. Une conséquence directe de l'agression de la Russie contre l'Ukraine, pourrait-on penser, mais ce n'est pas le cas, souligne le général Steve Thull. Depuis l'invasion russe en Géorgie, l'Organisation a changé sa stratégie vers une défense collective. La presse était invitée mardi au Centre militaire Herrenberg ("Härebierg") pour avoir un aperçu de la façon dont l'armée luxembourgeoise se positionne pour répondre aux exigences.

Depuis l'invasion de la Crimée et du Donbass par la Russie en 2014 et maintenant de l'Ukraine, il est devenu clair pour l'OTAN qu'il faut se recentrer sur la défense des pays membres de l'OTAN. Mais pas seulement depuis lors, souligne le général Steve Thull:

"On peut même dire que cela a commencé dès 2008 avec la guerre en Géorgie. A partir de là, il a été reconnu que la défense était un facteur extrêmement important et qu'elle devait être à nouveau renforcée par tous les pays partenaires de l'OTAN."

Après l'effondrement de l'Union soviétique et quelques années calmes, la Russie défend à nouveau depuis 2008 ses intérêts hors de ses frontières. La guerre en Ukraine accélère aussi le processus de réarmement. Quatre drones vont être mis en service plus tôt que prévu:

"Nous avons des gens qui devaient utiliser ce drone à partir du 1er janvier 2023. Nous avons donc examiné ce qui pouvait être fait pour être prêt plus tôt. Finalement nous avons pris la décision avec nos partenaires hollandais d'être prêt pour le 1er juillet."

Le drone est strictement destiné à des fins d'observation. Il ne sera cependant pas utilisé pour le moment en Ukraine car ce serait considéré comme une intrusion de l'OTAN. L'acquisition du drone est l'un des objectifs que l'Otan avait fixés pour le Luxembourg. Un autre implique une augmentation des effectifs.

"Si je pense au bataillon belgo-luxembourgeois, qu'il faut mettre en place à l'horizon 2028, nous devons veiller à avoir une nouvelle fois 120 personnes supplémentaires."

L'armée luxembourgeoise est composée approximativement d'un millier de personnes. Une nouvelle loi militaire, en cours d'élaboration, doit ouvrir de nouvelles carrières pour l'armée. Par ailleurs, l'engagement du soldat doit passer de trois à quatre ans, car tant la formation que les missions seraient devenues plus complexes.

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Le reportage en luxembourgeois de nos collègues de RTL: