Le Premier ministre et la ministre de la Santé ont annoncé un net recul des contraintes sanitaires: le CovidCheck et le port obligatoire du masque vont être abandonnés.

Le Luxembourg va pouvoir respirer. Enfin. Ce vendredi 4 mars, Xavier Bettel et Paulette Lenert ont annoncé l'abandon imminent des principales restrictions Covid.

"La tendance des dernières semaines s'est confirmée et nous avons des nouvelles positives à vous communiquer" a évoqué Xavier Bettel. Avec une faible hospitalisation et, globalement, des prévisions rassurantes pour les prochains mois, le Premier ministre s'est dit "heureux" d'avoir pu passer la crise.

Redevenu facultatif dans le monde du travail mais encore appliqué pour les loisirs, le régime 3G du CovidCheck va être quasiment abandonné. Il ne sera plus nécessaire de présenter de certificat de vaccination, de guérison ou de dépistage pour sortir au restaurant ou aller au cinéma. Mais il sera maintenu à l'hôpital ainsi que dans les maisons de soins et de retraite.

Par la même occasion, le port obligatoire du masque va être levé dans les espaces clos, notamment les écoles. Son utilisation ne concernera désormais plus que les transports en commun ainsi que les établissements hospitaliers et les maisons de retraite.

Le texte de loi sera déposé à la Chambre des députés la semaine prochaine"Je serai heureux si c'est l'un des derniers. La restriction des libertés ne doit pas être une normalité."

"RESTEZ PRUDENTS FACE AU COVID"

"Ça ne veut pas dire que nous ne devons plus faire attention" a toutefois mis en garde le Premier ministre. "Nous recommandons toujours d'être prudents lors de contacts avec d'autres personnes, notamment vulnérables. Testez-vous avant d'aller les voir."

La ministre de la Santé compte organiser une campagne d'information pour protéger les personnes vulnérables. "Il est toujours possible de porter le masque et de se faire vacciner. Et si vous avez des symptômes, continuez à vous faire tester." 

"Il y a bien sûr toujours un risque de voir apparaître un variant plus dangereux" mais pour l'heure, le risque pour la santé publique n'est clairement plus le même, a-t-elle confirmé. "Maintenant, nous allons pouvoir traiter le coronavirus comme les autres maladies contagieuses." À l'école par exemple, le nombre de dépistages rapides va être réduit à un test hebdomadaire.

En parallèle, Xavier Bettel a rappelé que la vaccination reste un axe de lutte contre le coronavirus. Même si les victimes du Covid étaient pour la plupart âgées, "il y a eu des victimes qui étaient jeunes et non vaccinées". Le pays s'approche justement du cap symbolique des 1.000 décès causés par le virus.

L'obligation vaccinale annoncée il y a quelques semaines n'est d'ailleurs pas écartée. Le texte de loi est dans "la dernière ligne droite" et sera présenté la semaine prochaine, a fait savoir le Premier ministre. Les ministres attendent une nouvelle analyse des experts gouvernementaux pour évaluer la nécessité de recourir à cette obligation en prévision de l'automne.

Après deux ans de crise sanitaire, cette libération a toutefois un goût amer. "Nous aurions aimé une période d'accalmie après cette pandémie mais ce n'est pas le cas" a concédé le Premier ministre, alors que l'attention de tous est désormais tourné vers la guerre qui vient de débuter en Ukraine.