Les symptômes qui persistent après l'infection au Covid-19 compliquent leur quotidien. De plus en plus de patients Covid long sont pris en charge par la filière créée en août, mais les thérapies "durent relativement longtemps", explique le Dr Gaston Schütz du Rehazenter.

Fatigue chronique, difficultés à respirer, douleurs au niveau des articulations, des muscles, perte d'endurance, troubles nutritionnels, troubles olfactifs et gustatifs, mais aussi anxiété, dépression,... la listes des maux qui assaillent les patients touchés par le Covid long est très longue. À vrai dire, les pathologies décrites ne sont pas nouvelles, mais forment une liste de  plus de 200 maladies reconnues pour décrire le Covid long.

Six mois après le lancement de la filère Covid long par les autorités sanitaires, 443 patients, triés par les médecins généralistes ou spécialisés sont accompagnés dans leur guérison lente du Covid. Leur moyenne d'âge est de 47 ans.

Dès l'ouverture de la filière, 99 demandes de patients étaient en attente. Et ce n'est pas fini. "Nous avons une relative longue liste d'attente", concède le Dr Gaston Schütz, directeur du Rehazenter, sans révéler le chiffre exact. Avant d'assurer "faire tout notre possible pour la diminuer".

Sachant que "le délai moyen est de 26 jours pour réorienter ces patients", reconnus comme Covid long. "On a remarqué qu'à partir du moment ou il sont diagnostiqués, ça leur aide", glisse le Dr Gaston Schütz.

LA PLUPART VONT À MONDORF-LÈS-BAINS

Mis en place en août, le programme Covid long n'est pas une filière unique, mais un florilège de thérapies différentes proposées aux malades par le Rehazenter au Kirchberg, le Centre hospitalier neuropsychiatrique (CHNP) à Ettelbruck, le Domaine thermal à Mondorf et toute une floppée de spécialistes des métiers de la Santé et du bien-être. "La plupart sont envoyés à Mondorf-les-Bains" où cures thermales et thérapies ambulatoires permettent notamment de soigner les pertes d'odorat et de goût.

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Constat est que "ces thérapies durent relativement longtemps". La durée moyenne des traitements "est une des grandes questions que posent les patients, mais nous ne pouvons pas y répondre", concède le Dr Schütz.

Le premier patient à avoir terminé la thérapie, est sorti en novembre. Jusqu'ici "seuls 26 d'entre eux ont derrière eux le traitement des symptômes à long terme", pose le médecin pour qui il est encore prématuré d'avancer combien de personnes souffrent d'un Covid long malgré l'injection de la 3e dose.

Le directeur du centre de réadaptation a expliqué: "Nous pensons qu'avec le déroulement moins grave de la maladie (avec Omicron), il y aura moins de personnes touchées" durant la 4e vague en cours.

Le projet Covid long sera prolongé, a assuré pour sa part le Dr Jean-Paul Freichel, commissaire du gouvernement aux hôpitaux. Une enveloppe de 1,2 million d'euros avait été débloquée pour les premiers six mois. Mais le "conseil d'administration de la CNS a mercredi hier qu'il est prêt à poursuivre le projet-pilote".

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