La réponse de la ministre de la Santé n'a pas tardé à tomber après les reproches formulés à son égard par le docteur Schockmel.

Le spécialiste en maladies infectieuses avait fermement critiqué la ministre qui, selon lui, avait "ignoré les experts" surtout en matière de vaccination obligatoire, lors d'une interview accordée dans le cadre du podcast "Wellebriecher" sur RTL.

"Cela dépend des experts auxquels le docteur Schockmel fait référence", répond la ministre qui n'a pas manqué de citer plusieurs scientifiques qui ont été aux côtés de la Santé ces dernier mois.

"Si nous prenons les cinq personnes qui font partie du groupe ad-hoc, nous avons des échanges réguliers avec trois d'entre elles. Je voudrais également rappeler que le professeur Wilmes est en charge de la coordination de la task-force, fortement impliquée et en contact quasi-permanent avec la Santé" insiste Paulette Lenert qui précise que la Santé collabore également avec l'Institut de Santé luxembourgeois, avec le Laboratoire national de santé ou encore avec le LIST (Luxembourg Institute of Science and Technology) afin de mesurer la quantité de virus dans les eaux usées, sans oublier le Conseil Supérieur des maladies infectieuses et notamment les spécialistes Staub et Arend.

Elle ne laisse pas non plus passer les propos du docteur comme quoi le Luxembourg n'atteindra pas le taux de vaccination nécessaire sans obligation alors que, selon Paulette Lenert, le Luxembourg a de bien meilleurs résultats que d'autres pays qui ont déjà introduit ce genre de mesure partielle.

"Ce sont surtout sur les seniors que nous nous concentrons. Prenons l'exemple de la Grèce, qui compte 4% de vaccinations en moins chez les plus de 60 ans par rapport au Luxembourg. Chez les boostés de plus de 60 ans, le Luxembourg dépasse la Grèce de 10%. Donc je pense que notre approche qui repose sur le volontariat, a clairement porté ses fruits".
Elle n'accepte pas non plus le reproche de ne pas avoir assez anticipé la vaccination obligatoire au Luxembourg, "mais chacun a le droit d'avoir son propre avis", conclut la ministre.