La langue, le drapeau et l'hymne national n'étaient jusqu'à présent pas fixés dans la Constitution du pays, ce qui devrait changer le 25 janvier.

Selon les quatre rapporteurs de la révision de la Constitution Simone Beissel, Léon Gloden, Charles Marque et Mars Di Bartolomeo, le chapitre concernant le Grand-Duc et la monarchie va renforcer l'identité nationale. Ils ont présenté plusieurs détails de la réforme lors d'une conférence de presse qui s'est tenue vendredi matin à la Chambre des députés.

La langue, le drapeau et l'hymne national n'étaient jusqu'à présent pas fixés dans la Constitution du pays, ces symboles nationaux seront désormais inclus dans la loi fondamentale. En plus du luxembourgeois, le français et l'allemand seront officiellement reconnus comme langues du pays. Le Luxembourg se définit comme une partie de l'Europe, sans pour autant remettre en question la souveraineté nationale.

Le rôle du Grand-Duc dans l'État sera également ancré dans le texte. Il y sera dès lors explicitement mentionné comme Chef de l'État, le Luxembourg étant une monarchie constitutionnelle, ce qui est à nouveau affirmé dans la Constitution. Léon Gloden en a profité pour critiquer les personnes qui ont déclaré que nous vivions dans une dictature: "dans notre pays, les institutions organisées de manière démocratique sont déterminantes", selon le député.

Les quatre rapporteurs sont d'avis que ce chapitre n'est pas une révolution mais bien une évolution, tout en prenant en compte tous les citoyens du pays et en faisant de gros efforts afin de leur expliquer ces changements. La réforme constitutionnelle a parfois été mélangée avec la gestion de la pandémie de coronavirus: "ce sont deux sujets totalement différents, cela n'a aucun sens" a répondu Fernand Etgen, le président de la Chambre. Il a également annoncé une campagne d'information, avec une brochure envoyée à chaque ménage du pays. Les informations concernant la réforme constitutionnelle seront disponibles en trois langues. Des réunions ne sont pas prévues mais pas exclues non plus à l'avenir.

Le texte de loi sur le chapitre concernant le Grand-Duc et la monarchie sera voté au Parlement le 25 janvier prochain. Le chapitre sur la justice a déjà été validé par une majorité considérable. Le deuxième vote obligatoire devrait d'ailleurs voir le jour encore cette année.

En parallèle sera également voté le projet de loi concernant un Conseil national de la justice ainsi que sur les statuts des magistrats. Les avis du Conseil d'État doivent encore parvenir aux députés.