Le président de la Caisse Nationale de Santé Christian Oberlé a fourni quelques précisions quant à l'introduction du CovidCheck au travail à partir de ce samedi.

Dans une interview accordée à RTL, Christian Oberlé a indiqué que la CNS partageait la crainte du patronat et des syndicats qu'un nombre élevé de certificats médicaux allaient être requis par les salariés qui ne seraient pas en mesure de présenter un certificat 3G valide sur leur lieu de travail.

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"Nous n'allons pas introduire de contrôle systématique, et ne voulons pas non plus harceler les personnes malades en les envoyant régulièrement au contrôle, les patrons ou encore les médecins qui délivrent des certificats médicaux de manière correcte. Tout cela parce qu'une éventuelle motivation de se plier à la 3G pourrait exister", a indiqué le président de la CNS.

Il précise que les anomalies seront néanmoins suivies de très près: "des statistiques seront réalisées, nous allons tenir à l’œil le comportement des assurés, des patrons et des médecins. Il est également important qu'en cas de signalement d'un cas suspect, nous nous donnerons les moyens de réaliser un suivi, car c'est notre devoir, mais nous ne ferons pas de contrôle systématique".

Au sein-même de la CNS, Christian Oberlé a indiqué que l'activité devrait pouvoir se poursuivre de manière normale sans trop de problème: "nous sommes préparés, et en cas de sous-effectif, des agents d'autres secteurs seront appelés en renfort, ce qui peut provoquer certains retards dans certains services comme les remboursements. Une situation que nous essayons de rattraper en travaillant avec des intérimaires".

Le président de la CNS conclut enfin en soulignant que la motivation des personnes à avoir recours au certificat médical ne joue aucun rôle à la CNS, "il faut s'assurer que les personnes prises en charge par nos services sont réellement malades".

RTL

Christian Oberlé (CNS) / © Archives RTL